Regardez-moi dans les cieux

Étant totalement déconnecté de l’actualité du monde ou de tout un chacun, j’ai souhaité profiter de quelques minutes de wifi, pour vous prévenir, avant de repartir me perdre dans les confins du « Royaume dans les cieux », comme se surnomme le Lesotho, ce fabuleux petit pays confetti, grand comme la Belgique mais perché à plus de 1300 mètres d’altitude (le plus haut pays d’Afrique) et enclavé au milieu de l’Afrique du Sud.

Vous aurez donc été prévenu et mis en garde. 

La prochaine fois que je recroiserai des ondes wifi, je publierai une brochette d’images à couper le souffle. 

Hier, seul au volant de mon 4×4, sillonnant durant plus de 9h des pistes gratinées et des virages comme seuls les corses savent encore en faire, j’ai fondu en larmes, face à la beauté prodigieuse à laquelle j’étais confronté.

Ne pouvant partager avec quelqu’un, sur l’instant, ces émotions esthétiques et les rencontres pimentées que je fais dans ce voyage hors du temps, dans ce pays d’une authenticité inouie, et confronté à des paysages vertigineux, je déverserai ici une série d’images et une nouvelle chronique africaine, pour m’alléger. 

Je vous prie de m’excuser car je vous aurais prévenu!  

Vous avez encore le temps de vous désabonner d’Instagram et de Facebook, de supprimer mon compte pour les accrocs, de surtout interdire vos enfants de consulter un écran dans les prochains jours. 

Trêve de plaisanterie ! Ce qui m’émeut le plus, au delà de la beauté insondable du Lesotho et de la gentillesse de ses habitants qui me regardent comme un extraterrestre, mais font preuve quotidiennement de leur infime gentillesse, c’est le privilège que je ressens de vivre ces instants exceptionnels, chaque jour différents mais chaque jour avec la même intensité et stupéfaction. 

Je suis dans la plus complète solitude. Les journées ne sont que silence et découverte. Je baroude en totale liberté sur l’un des toits du monde et ne ne croise aucun touriste, aucun blanc, aucun instagrameur prenant la pose. Juste des gens qui se déplacent à pied et à cheval, comme leurs ancêtres, qui cultivent les champs et font paître des troupeaux dans les plus beaux alpages du monde, loin, si loin de la fureur du monde et de sa petitesse.

C’est ce qui ressort comme constat après 18h de route en deux jours: Dieu que la planète est somptueuse et comme nous sommes petits et irrespectueux des merveilles qu’elle nous offre! 

« Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger, de les goûter doucement ou voracement selon notre nature propre, de profiter de tout ce qu’ils contiennent, d’en faire notre chair spirituelle et notre âme, de vivre. Vivre n’a pas d’autre sens que ça. » 

Jean Giono

PS: c’est ce que je fais Jean! C’est ce que je m’échine à faire… Rassure-toi…

Publié par

Entrepreneur, écrivain et globe-trotter. L'homme le plus léger, le plus libre et le plus heureux du monde;-)

Un commentaire sur « Regardez-moi dans les cieux »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s