Fraser Island

Exploration de Fraser Island, la plus grande île de sable au monde. 120 km de long sur 15 km de large. Uniquement accessible en 4×4 et avec une expérience certaine de la conduite hors-piste. L’agence de location précise qu’ils ont perdu 12 véhicules tout terrain l’an dernier, et uniquement à cause de conducteurs étrangers, précisent-ils;-) Le ton est donné!

Bref, Fraser Island est donc un joli bac à sable où de multiples espèces s’épanouissent, pas toujours avec une bienveillance naturelle pour la gent touristique. On y dénombre vingt-six espèces de serpents différents. Mais qu’on se rassure, seuls cinq ne sont pas venimeuses!


Les araignées les plus méchantes de la planète s’y cachent avec un esprit facétieux que l’on ne retrouve que dans les bons opus de Spiderman. Et l’île est peuplée de centaines de chiens sauvages (appelés les dingos) qui vivent en meute et peuvent se montrer très agressifs. 

Histoire de mettre un peu d’ambiance, on vous fait passer un fascicule vous expliquant quel comportement avoir au cas où un dingo surgirait. Ne surtout pas courir! Autant mourir debout, c’est vrai, en serrant les dents de stoïcisme et en ayant un minimum de compréhension pour ces petites bêtes mal élevées, n’ayant pas eu une enfance facile et qui doivent, sur une île si peu hospitalière, avoir une vraie vie de chien! 

Quand je pense que j’ai parcouru 16.600 km pour finir avec des dingos alors qu’on en avait plein en France. Sauf, qu’ici ils vivent dans le bush et pas sur des ronds-points.

L’île est incontournable. L’expérience en 4×4 est magique et pour le moins sportive. Le lac Mackenzie, constitué que d’eau de pluie est une ode à la pureté et à la baignade dans des bleus aux nuances indécentes!

Rouler à 80 km sur d’immenses plages en jouant à faire des éclaboussures est un jeu d’enfant. Croiser un avion qui se sert de ces plages comme piste d’atterrissage est surprenant. Visiter une épave qui rouille et se décompose mollement sur la plage depuis 1930 est étonnant. 

Mais le plus sublime de cette journée irréaliste est sans doute la balade au cœur de la forêt tropicale. Le silence éloquent de cette forêt dense, prolifique, peuplée de tout un monde invisible!

Les arbres y montent jusqu’au ciel contrairement à ce qu’on pense. J’en ai même vu, des intrépides et ambitieux, accrocher le jupon des nuages comme un enfant tirant sur la jupe de sa mère en la suppliant de le prendre dans ses bras. J’ai vu certains nuages s’arrêter un instant pour jeter un regard bienveillant à ces êtres immobiles et sédentaires, et leur promettre qu’ils reviendront les voir après leur tour du monde. 

Les paysans enracinés ont toujours eu une muette complicité avec les gitans et leurs caravanes de nuages. Ces derniers savent qu’on ne peut vivre éternellement sans racines, sans un chez soi, même si on les trimballe avec soi sur toutes les routes du monde.

Publié par

Entrepreneur, écrivain et globe-trotter. L'homme le plus léger, le plus libre et le plus heureux du monde;-)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s