Comment survivre à tant de bleus à l’âme ?
Partout où je vais, je me cogne dans la beauté du monde
Je me prends les pieds dans une parole donnée ou la promesse de nous revoir bientôt
Je bute sur un sourire ou les rides d’un visage dévasté par le rire
Je m’estropie sur cette nature si généreuse qui nous accueille avec tant de bonté, tandis que les sans-âme la dévastent à tour de bras
Pas un jour sans que j’en voie de toutes les couleurs
Je pense aux gens du Nord, à ceux que j’ai laissés, qui vivent dans la grisaille et décrètent les choses avec tant d’assurance, comme si dans le monde, tout n’était que noir ou blanc, bien ou mal
Alors, suivant mes pas errants qui me mènent par le bout du nez, je me fraye un chemin vers des contrées colorées, où l’autre est un pinceau qui laisse sa nuance sur la toile de mon âme
Je pactise avec ma muse qui parfois abuse, et souvent m’amuse
Je m’égare dans une forêt de mots
Pour m’évader, je suis le lent défilé des nuages qui, en parfaits dissidents que nous sommes, s’évertuent à passer à l’Ouest, persuadés qu’il n’y a plus rien l’Est de l’Eden
Cet Ouest et ses Mystères que je vais déchiffrer au contact des peuples racines, à la recherche d’un équilibre, dans ce grand écart forcé entre les sagesses millénaires et ce futur artificiel et robotique qui déboule sur nous à toute berzingue
Et que dire de ce ciel cyclopique qui me fait de l’œil, me cramant la peau depuis son firmament, burinant mes bonnes résolutions et m’incitant à prendre la vie comme elle vient :
Un pas devant l’autre
le sourire aux lèvres
le regard franc
les idées claires
et l’espoir en bandoulière





cest superbe mon Fredo! J’adore. Cest comme une bouffee d’oxygène
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suis à 2 doigts de monter à Roissy.. aller simple…
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