La vie devant soi


J’ai croisé des dizaines de véritables voyageurs, arpenteurs du Monde, depuis 3 ans. Voyageant seul, en couple, entre amis, en famille. Ils n’étaient jamais riches, contrairement à ceux que les gens qui n’osent pas mettre les voiles s’imaginent… Un voyage au long cours n’est pas une question d’argent, mais de volonté, d’urgence vitale à ne pas laisser sa vie filer pour de mauvaises raisons.

J’ai encore croisé un jeune voyageurs avant-hier. Nous nous sommes présentés et avons parlé de nos périples respectifs. Le contact était fraternel et ponctué d’éclats de rire et d’anecdotes. Il avait acheté sa Toyota au Botswana, était passé par l’Afrique du Sud, était en train de remonté par la Namibie et prévoyait de traverser le Zimbabwe, la Zambie, de passer en Tanzanie et d’aller revendre sa voiture au Kenya. Magnifique voyage et encore des mois d’aventures en solitaire. Pierre était spontané, débordant d’enthousiasme et son seul visa visible était ce grand sourire franc qui lui balafrait joyeusement le visage.
Quand je lui demandai quel âge il avait, sa réponse m’emplît le cœur d’admiration pour ce jeune aventurier et d’espoir pour le monde à venir.

“J’ai vingt ans!”.

Magnifique rencontre qui me donna instantanément envie de voyager encore quelques années.

Toutes ces rencontres m’ont empli le cœur depuis de long mois et gomment efficacement les quelques jours de doutes ou de galères qui pimentent forcément un tel voyage.

Tous ces amis nomades avançaient sur la voie qu’ils s’étaient tracé, par tous les moyens imaginables: en voiture, camper van, camion 4×4, transports collectifs, en vélo voire à pieds pour les plus résistants. Mais personne n’avait encore entrepris comme moi la traversée de l’Afrique australe en moissonneuse-batteuse.

Après une traversée du Kalahari, des gerbes de hautes herbes ont été fauchées et se sont regroupées en fagots bien serrés sur la calandre-avant et mon pare-buffle.
Cela m’a valu un démontage de la grille de protection, nettoyage du radiateur avec une pince à épiler pour extraire les épis coincés, puis un bon coup de Karcher afin d’éliminer les résidus récalcitrants. Toute moisson d’aventures comporte son revers de la médaille.

Quel plus beau moyen pour promouvoir un livre de voyage que d’effectuer la traversée de l’Afrique en moissonneuse-batteuse. Je vais demander un sponsoring à Land Rover et Massey Fergusson !

Tous les moyens sont bons pour faire du blé afin de financer les prochains mois de vie nomade!

Publié par

Entrepreneur, écrivain et globe-trotter. L'homme le plus léger, le plus libre et le plus heureux du monde;-)

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