On se trompe sur un être, tant que l’on ne considère pas sa part d’ombre, ses propos fumeux, la forme de l’urne qui accueillera ses cendres encore vivaces et ses envies de verdure…
Mon ombre me suivra-t-elle encore longtemps vers cette armada de soleils couchants, qui m’attendent chaque soir vers les confins du monde ?
L’important n’est-il pas justement d’honorer cette vie qui nous file entre les doigts, à toute berzingue, en cultivant l’art d’être bien vivant et d’aimer son prochain ?
Je suis tel un dissident qui passe à l’Ouest, avec larmes et bagages, avec l’espoir de retrouver, chaque matin, la joie d’un nouveau jour, où tout est réinventer…