J’ignore sincèrement si l’on peut sauver le monde de la triste pente qu’il semble prendre, exacerbé par la folie de quelques-uns, ivres d’argent, de pouvoir, jusqu’à ce que le marbre les engloutisse.
Alors qu’il serait si facile d’aimer son prochain, si jouissif de savourer la paix des jours paisibles, si excitant de participer joyeusement au grand concert de la vie sous toutes ses formes.
Mais ce dont je suis sûr, pour l’avoir maintes fois vécu, c’est que la poésie, la convivialité, le sens du devoir, le goût des autres, l’étincelle de la différence et la lecture apaisée d’hommes immenses étant passés par là, me sauvera personnellement de tous ceux qui cherchent à engloutir dans l’ombre de leur ego, ce que des millénaires d’expérience nous ont enseigné.
En cette soirée solitaire, sans autre meilleure compagnie que la mienne, dans les larmes d’un vieux rhum et les cendres d’un cigare qui se désespère de la misère cubaine, je butine les vers encore enflammés de Cesare Pavese, témoignant du dur métier de vivre, de Jean Giono, plus solaire que jamais, et d’un ami que je ne connais pas encore, Eric Julien, qui fait de grandes choses avec de tous petits hommes sapés de blanc.
La preuve qu’il reste encore un immense espoir !
Les hommes sont nés libres et égaux en droit, parait-il…
Mais on est tout de même en droit de se demander comment ils sont devenus captifs et ego…tiques, avec autant de travers !
Voilà donc quelques fragments de lumière et de vérité, à butiner avant d’aller prendre votre place dans le vaste monde. Je vous souhaite une journée pleine d’étincelles et d’éclats de rire, pour contrefaire les obus de confiance !
Fragments de vie
J’ignore sincèrement si l’on peut sauver le monde de la triste pente qu’il semble prendre, exacerbé par la folie de quelques-uns, ivres d’argent, de pouvoir, jusqu’à ce que le marbre les engloutisse.
Alors qu’il serait si facile d’aimer son prochain, si jouissif de savourer la paix des jours paisibles, si excitant de participer joyeusement au grand concert de la vie sous toutes ses formes.
Mais ce dont je suis sûr, pour l’avoir maintes fois vécu, c’est que la poésie, la convivialité, le sens du devoir, le goût des autres, l’étincelle de la différence et la lecture apaisée d’hommes immenses étant passés par là, me sauvera personnellement de tous ceux qui cherchent à engloutir dans l’ombre de leur ego, ce que des millénaires d’expérience nous ont enseigné.
En cette soirée solitaire, sans autre meilleure compagnie que la mienne, dans les larmes d’un vieux rhum et les cendres d’un cigare qui se désespère de la misère cubaine, je butine les vers encore enflammés de Cesare Pavese, témoignant du dur métier de vivre, de Jean Giono, plus solaire que jamais, et d’un ami que je ne connais pas encore, Eric Julien, qui fait de grandes choses avec de tous petits hommes sapés de blanc.
La preuve qu’il reste encore un immense espoir !
Les hommes sont nés libres et égaux en droit, parait-il…
Mais on est tout de même en droit de se demander comment ils sont devenus captifs et ego…tiques, avec autant de travers !
Voilà donc quelques fragments de lumière et de vérité, à butiner avant d’aller prendre votre place dans le vaste monde. Je vous souhaite une journée pleine d’étincelles et d’éclats de rire, pour contrefaire les obus de confiance !
« La vie n'est pas recherche d'expériences mais de soi-même. Une fois découvert son propre statut fondamental, on s'aperçoit qu'il coïncide avec son destin et on trouve la paix. »
Cesare Pavese - Le Métier de vivre
« Étrange moment (à treize ou douze ans) où tu te détachais de ton pays natal, où tu entrevoyais le monde, où tu partais dans des rêveries (aventures, villes, noms, rythmes emphatiques, inconnu) et où tu ne savais pas que commençait un long voyage qui, à travers villes, aventures, noms, ravissements, mondes inconnus, te ramènerait à découvrir combien ce moment du détachement justement était riche de tout cet avenir - le moment où tu étais plus pays que monde - quand tu regarderais en arrière. C'est parce que maintenant, l'avenir, le monde, tu l'as en toi comme passé, comme expérience, comme technique, et l'éternel et riche mystère se retrouve être ce toi enfantin que tu n'as pas eu le temps de posséder. »
Cesare Pavese - Le Métier de vivre - 1949
« Pauvre âme fatiguée et fardée
nous qui flânons dans la cohue des rues
usés par une vie que nous ne vivons pas. »
Cesare Pavese - Travailler fatigue
« Il n’est chose plus amère que l’aube d’un jour
où rien n’arrivera. Il n’est chose plus amère
que l’inutilité. Lasse dans le ciel, pend
une étoile verdâtre que l’aube a surprise.
Elle voit la mer sombre et la tache du feu
et près d’elle, pour faire quelque chose, l’homme qui se réchauffe ;
elle voit, puis tombe de sommeil entre les monts obscurs
où est un lit de neige. L’heure qui passe lente
est sans pitié pour ceux qui n’attendent plus rien.
Est-ce la peine que le soleil surgisse de la mer
et que commence la longue journée ? Demain
reviendront l’aube tiède, la lumière diaphane,
et ce sera comme hier, jamais rien n’arrivera.
L’homme seul ne voudrait que dormir.
Quand la dernière étoile s’est éteinte dans le ciel,
lentement l’homme bourre sa pipe et l’allume. »
Cesare Pavese - Travailler fatigue
« Stephano se demanda avec un demi-sourire ce qu'il pouvait bien y avoir d'essentiel dans un ciel, dans un visage humain, dans une route qui se perd parmi les oliviers, pour que le sang des prisonniers se cognât avec un tel désir contre les barreaux. »
Cesare Pavese - Avant que le coq chante
« L’homme s'intéresse si peu à autrui, que même le christianisme recommande de faire le bien pour l'amour de Dieu. »
Cesare Pavese - Le Métier de vivre
« On a dû te dire qu'il fallait réussir dans la vie; moi je te dis qu'il faut vivre, c'est la plus grande réussite du monde. On t'a dit: "Avec ce que tu sais, tu gagneras de l'argent." Moi je te
dis: "Avec ce que tu sais tu gagneras des joies." C'est beaucoup mieux. Tout le monde se rue sur l'argent. Il n'y a plus de place au tas des batailleurs. De temps en temps un d'eux sort de la mêlée, blême, titubant, sentant déjà le cadavre, le regard pareil à la froide clarté de la lune, les mains pleines d'or mais n'ayant plus force et qualité pour vivre; et la vie le rejette. Du côté des joies, nul ne se presse; elles sont libres dans le monde, seules à mener leurs jeux féeriques sur l'asphodèle et le serpolet des clairières solitaires. »
Jean Giono - Les vraies Richesses
« On a dû te dire qu'il fallait réussir dans la vie; moi je te dis qu'il faut vivre, c'est la plus grande réussite du monde. On t'a dit: "Avec ce que tu sais, tu gagneras de l'argent." Moi je te
dis: "Avec ce que tu sais tu gagneras des joies."
C'est beaucoup mieux. Tout le monde se rue sur l'argent. Il n'y a plus de place au tas des batailleurs. De temps en temps un d'eux sort de la mêlée, blême, titubant, sentant déjà le cadavre, le regard pareil à la froide clarté de la lune, les mains pleines d'or mais n'ayant plus force et qualité pour vivre; et la vie le rejette. Du côté des joies, nul ne se presse; elles sont libres dans le monde, seules à mener leurs jeux féeriques sur l'asphodèle et le serpolet des clairières solitaires. »
Jean Giono - Les vraies Richesses
«Tu seras aimé le jour où tu pourras montrer ta faiblesse sans que l’autre s’en serve pour augmenter sa force»
Cesare Pavese
« Et toujours
Ce miel délicieux,
comme rosée du matin qui s’offre à nos cœur tendres et curieux ..
Pour cheminer simple et joyeux »
Éric Julien









Il s’appelle federico, mon double emplummé 😉