
Moi qui m’échine à faire le tour du globe à la recherche des quatre coins du monde, quelle ne fut pas ma surprise de dénicher dans la rondeur parfaite d’un miroir de salle de bain, un coin en trois dimensions.
La géométrie a ses secrets qu’aucun voyageur ou arpenteur de contrées inconnues ne pourra jamais découvrir, tel le mathématicien œuvrant vainement à faire entrer toute la beauté de la vie dans une savante équation, afin de théoriser le mystère insondable de l’Univers.
La terre est ronde mais l’homme reste étonnement obtus. Tout est finalement une question de point de vue, à savoir depuis quel angle on observe la réalité du monde pour le voir avec courage et lucidité tel qu’il est.
La poésie n’est pas un genre littéraire mais une manière de voir les choses et de vivre sa vie. C’est le plus court chemin, sans doute avec l’humour, pour voir le monde dans sa complétude, en laissant apparaître l’invisible, le sensible et l’impalpable… Elle est aussi le plus sûr chemin vers nous-mêmes et vers cette chose si menacée que l’on appelle notre humanité !