Je m’efforce, chaque jour, de butiner l’imperceptible vibration qui se cache en toute chose, souvent les plus discrètes, les plus timides.
Je m’éveille plein d’espoir et me lance vers cette aube pleine de promesses où les pâles lueurs ne tardent guère à pactiser avec les premiers rayons du soleil. Entre éclaireurs, on se toise mais on s’estime.
Dans cette chasse au trésor quotidienne, tâchant de vivre poétiquement ma vie, j’imite l’abeille dans son abnégation et son opiniâtre turbin, grappillant de quoi faire son miel de ce jour éclatant.
Dans cette quête de victuailles pour nourrir mon âme errante, je m’inspire du papillon qui volette de-ci, de-là, avec son plan de vol intuitif, indéchiffrable pour celui qui s’accroche à la raison. Je découvre le monde au petit bonheur la chance, mais avec cette constance qui n’a d’égale que ma liberté effrénée.
Il faut parfois attendre le crépuscule, une fois rassasié d’émotions et joyeusement encombré de prolifiques parfums pour que je rentre trouver refuge dans l’invisible ruche de l’amitié, afin d’y déposer mes trésors.
A ma grande surprise, comme des raisins tardifs, ils fermentent parfois et deviennent des mots.

Joli texte !
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Bonjour Monsieur Pie, Je ne sais pas si votre adresse mail est toujours active.. Belle journée à vous. Valérie
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