Chronique d’une mort avancée

Voilà maintenant cinq mois que j’arpente l’Afrique australe à bord de mon Land Rover Defender 90 acheté à Johannesburg pour les besoins de mon périple et comme instrument de liberté me permettant de découvrir à ma guise ce Continent qui fascine, intrigue et effraie à la fois. C’est le propre de toute chose ou de tout être dont on ignore à peu près tout et dont on se fait une foule d’idée préconçues. On en a une vision partielle, tronquée voire caricaturée. Il était donc temps de tordre le cou aux préjugés idiots et d’aller me coltiner aux réalités du monde africain. 

Cinq longs mois d’aventures passés en un simple claquement de doigts, avec cette distorsion étrange du temps qui me donne l’impression d’être parti il y a une quinzaine de jours à peine, mais d’avoir vécu dans le même temps dix vies, tellement ce fut intense et passionnant.

Cinq incroyables mois qui m’ont amené à traverser une partie de l’Afrique du Sud, agitée à l’époque par des émeutes et de nombreux mouvements sociaux, pour aller découvrir le Lesotho, ce magnifique et attachant « Royaume dans le ciel », comme les gens le surnomment. Puis j’ai rejoint le Mozambique, butinant sa côte splendide sans le moindre empressement, pour aller m’enfoncer dans l’intérieur de pays, authentique et dénué de toute trace de tourisme. 

Le Malawi voisin, ne m’ayant jamais accordé le e.Visa que j’espérais, m’a obligé à passer par la Zambie, pour monter vers une Afrique plus équatoriale, l’explorant en tous sens durant plus d’un mois (à l’exception de la Copper Belt qui n’a guère d’intérêt). J’ai eu un coup de cœur pour ce pays mal connu, et ai renouvelé mon visa pour y rester plus longtemps. Puis il fut temps de rejoindre le Botswana, pays particulièrement accueillant, mais où les distances dévorent les heures les plus précieuses de la journée et où les interminables kilomètres parcourus dans des paysages désertiques agissent comme des somnifères. Le Botswana est un écrin de solitude pour le voyageur solitaire et curieux de tout.

Et me voilà désormais en Namibie qui est certainement l’un des plus beaux pays au Monde. Sa réputation n’est pas galvaudée. C’est une claque esthétique quotidienne, où les zones désertiques, d’une variété infinie, se sertissent de montagnes qui ressemblent aux coiffes imposantes enduites d’argile des femmes Himbas. Les reliefs, qui s’égrènent au fil des kilomètres, s’amusent depuis la nuit des temps, en fonction de la lumière du jour, à créneler l’horizon, en un électrocardiogramme éblouissant de beauté et d’espoir pour le lendemain, à la tombée de la nuit.

Quand on voyage ainsi en solitaire, il faut apprendre à faire corps avec son véhicule. Il devient la monture avec laquelle on espère voyager loin, dans un voyage au long cours, au travers de routes et de pistes le mettant souvent à rude épreuve. Tout aventure comporte une part de mésaventure, qu’il faut apprendre à considérer, à gérer puis à accepter, sinon ce n’est plus véritablement une aventure. Cela devient du tourisme, forme de voyage désormais industrialisée qui tient davantage du voyage organisé, du full inclusive, du prépayé et de la découverte de lieux factices, aménagés, sécurisés et contrôlés par des faussaires d’émotion. Je fuis cette vie où l’imprévu et le risque sont calculés au plus juste, où le temps est comblé d’activités censées procurer des émotions et de la découverte, ne laissant aucun interstice à l’improviste, au chemin de traverse, au caillou dans la chaussure, ou à une rencontre qui inciterait que l’on bifurque, dans le secret espoir d’arrêter le temps.

L’imprévu est le sel du voyage et les galères, inéluctables quand on voyage librement, font vite parties des bons souvenirs et des meilleures anecdotes que l’on se racontera au coin du feu. Il faut bien reconnaître, qu’en terme de surprises et de déconvenues, j’ai été copieusement servi depuis cinq mois. 

Au fil des kilomètres et des pays, changement du moteur, du turbo, de l’embrayage, du démarreur, réparation du circuit de frein, reconfiguration du système d’alarme et deux ou trois autres bricoles qui me sont arrivées par la suite. De quoi occupé un homme à l’esprit aventureux et le délester de quelques milliers d’euros, faisant dans la foulée gonfler le prix de revient du Land Rover de plus d’un tiers. J’ai fini par me demander si l’expression qu’affectionnent les assureurs, « assuré au tiers », ne venait pas de là !

A force d’avoir tout changé sur ce véhicule qui a contrarié tous mes espoirs, j’ai fini par résumer la situation, à qui voulait entendre mon histoire, en expliquant que ce Land Rover est une vieille dame de l’extérieur, inspirée du modèle conçu en 1948, mais qu’à l’intérieur, c’est une jeune adolescente fougueuse et assoiffée d’avenir. Ce sera mon principal argument de revente lorsque je parviendrai à Cape Town, en Afrique du Sud, l’issue souhaitée de mon périple africain.

Mais ce qui me parait le plus étonnant dans ce Land Rover qui me mène par le bout du nez vers tous les horizons, ce n’est pas tant la récurrence de ses problèmes mécaniques – on finit par devenir philosophe au fil des kilomètres et à éprouver une certaine gratitude à l’égard de cette Lady capricieuse qui nous mène, bon an mal an, aux confins de la beauté du monde et dans tant de lieux inatteignables – non ! ce qui me surprend le plus c’est son manque d’étanchéité.

J’ai toujours adoré l’expression d’un ami qui, lorsqu’il avait trop bu, lançait à la cantonade, alors qu’il s’éloignait en titubant : « Je vous salue bien. Je vais me coucher. Je ne suis plus étanche ! ».

Cela me rappelle cette vieille blague qui circulait dans l’industrie automobile à la fin des années 70. Cela se déroule au Salon de l’Auto, où un ingénieur russe de chez Lada demande à un de ses homologues sur le stand de Renault, comment ils font chez le constructeur français pour tester l’étanchéité d’un nouveau modèle. L’ingénieur français lui répond la chose suivante : 

  • C’est très simple, nous disposons d’un grand bassin rempli d’eau. Nous choisissons un véhicule au hasard sur la chaîne de production, nous enfermons un chat à l’intérieur, puis nous plongeons la voiture au fond de la piscine durant vingt-quatre heures. Quand nous ressortons le lendemain la voiture, si le chat est toujours vivant, nous considérons que la voiture a réussi le test d’étanchéité.

L’ingénieur russe sourit, sans parvenir à masquer un air pour le moins dubitatif.

Le français, curieux et soucieux de s’informer des meilleures pratiques de son industrie, demande à son tour à l’ingénieur russe comment ils font chez Lada pour s’assurer de l’étanchéité d’un nouveau modèle de Lada.

Le russe répond avec un accent à couper à la serpe de la Taïga :

  • Eh bien, nous appliquons exactement la même méthode. Nous prenons une Lada au hasard. Nous enfermons un chat à l’intérieur. Nous les plongeons dans une piscine et remontons la voiture le lendemain. Alors, nous considérons que la voiture est étanche si le chat est toujours à l’intérieur ! 

Cette bonne vieille blague mériterait de s’appliquer à Land Rover qui n’a visiblement rien amélioré depuis 1948 en termes d’étanchéité. L’eau rentre par le haut des portières en cas de pluie intense et la fréquentation assidue des pistes africaines oblige à nettoyer quotidiennement l’intérieur de la voiture, car des monceaux de fine poussière finissent par s’infiltrer par tous les orifices donnant sur l’extérieur, en commençant par le haillon arrière et les portières mal jointes. Le Defender est le seul 4×4 au monde qui transforme tout aventurier en CDD en femme de ménage à temps plein ! 

Pourtant, tous ces petits tracas de vie commune avec ma compagne anglaise ne parviennent à entamer la tendresse que j’éprouve à l’égard de cette voiture d’un autre âge mais si pleine de charme, devenue pour beaucoup de collectionneurs, un véhicule iconique. C’est souvent ce qui arrive avec les gens géniaux, on les admire pour leur talent et on finit par tolérer leurs innombrables et plus insupportables défauts. Toutefois, il me faut avouer que la multiplication des problèmes mécaniques en si peu de temps, si elle n’entame pas la tendresse, met cependant la confiance à rude épreuve. Pas un matin où je ne tourne la clé de contact en me disant qu’elle ne va pas démarrer. Pas une piste de tôle ondulée où je l’imagine provoquer soudainement une avarie du moteur ou une casse matérielle. Pas un jour où je ne me souvienne de l’explosion de mon moteur en Afrique du Sud, alors que je roulais à une allure paisible. Je suis constamment à l’écoute d’un bruit anormal, dans l’attente d’un incident mécanique, sans cesse sur le qui-vive, imaginant ce que je ferai pour réparer ou demander de l’aide, perdu dans des montagnes sans aucun réseau ou sur des pistes totalement désertées. Le voyage en solitaire avec une voiture si caractérielle – « peu fiable » dirait un mécanicien ou un connaisseur des Land Rover – est rarement serein et j’en fais la cruelle expérience.

Avec la quantité de réparation effectuées en à peine six mois, je pensais néanmoins avoir vécu le pire et pouvoir espérer un peu de sérénité pour les mois de voyage qui me restaient.  N’oublions pas que cette voiture est à la fois mon moyen de transport, donc mon vecteur de mobilité et de liberté, mais aussi ma maison, lorsque je dors dans ma tente située sur le toit. Toute panne implique une perte de temps et des coûts supplémentaires, ainsi que l’obligation de demeurer parfois dans des lieux sans aucun intérêt. 

Mais cet espoir de sérénité, cette foi en un avenir dénué de tout problème mécanique, se situaient à équidistance entre le vœu pieu et la plus parfaite naïveté. 

C’est vers la fin du Parc National d’Etosha, lieu incontournable pour qui visite la Namibie mais, selon moi, décevant et complètement surfait, que la vieille anglaise décida de faire des siennes et de jouer les capricieuses. Sur une portion de la piste, les vibrations devinrent tellement intenses, faisant vibrer de manière infernale tout le véhicule et envoyant valdinguer tout le contenu qui n’était pas soigneusement rangé ou arrimé par des sangles. Quelle que soit la vitesse que j’essayais d’adopter, je ne parvenais pas à limiter l’invraisemblable cahotement, si bien que le moteur eu soudainement des interruptions, comme des coupures d’alimentation de carburant ou électriques. Alors que je ralentissai et rétrogradai en seconde, il sembla caler sans explication rationnelle, puis redémarra spontanément. L’alarme se mit à sonner, puis s’arrêta sans plus de raison qu’elle s’était mise à sonner. J’essayais d’accélérer mais la voiture ne répondait plus et n’en faisant qu’à sa tête, faisant mine de caler puis retrouvant un régime normal. 

Il me restait encore une cinquantaine de kilomètres avant la sortie du Parc. Ma seule préoccupation était de rejoindre une route plus fréquentée, avant que la panne ne devienne irrémédiable, afin que l’on puisse me venir en aide. Je parvins à l’amener à la sortie ouest d’Etosha, à Hobatere, sans qu’elle reproduise ses caprices, en roulant à une vingtaine de kilomètres/heure et en évitant autant que faire se pouvait les horribles vibrations qui donnaient l’impression que toute la voiture allait se disloquer.

J’étais toujours accompagné par mon amie Véronique qui m’avait rejoint pour quelques semaines. Loin de vouloir faire du zèle et poursuivre le calvaire, nous décidâmes de nous arrêter dans un campsite à Hobatere, pour y passer la nuit. Le lieu s’avéra magique, perdu au milieu d’un paysage de rocailles à couper le souffle. La nuit n’allait pas tarder. Nous étions une fois encore les seuls occupants de ce lieu idyllique.

Le lendemain matin, après une courte discussion, j’envisageai de raccourcir notre voyage, pour le moins d’en modifier l’itinéraire initial qui prévoyait qu’on aille se perdre vers le nord-ouest de la Namibie, dans des régions particulièrement isolées et escarpées. Je ne me voyais pas prendre un tel risque compte tenu de l’état de la voiture et des alertes inquiétantes qu’elle n’avait eu de cesse de déclencher sur la fin d’Etosha. C’était devenu une priorité pour moi de rejoindre Windhoek, la Capitale pour confier le sort de mon Defender au concessionnaire Land Rover, qui par expérience était le seul à disposer des pièces nécessaires à la réparation que je pressentais inéluctable et imminente.

C’est alors que le gardien du campsite déboula au volant d’un Land Rover kaki, en version rallongée et ouverte, version très usuelle dans tous les lodges d’Afrique australe car configurée pour emmener une douzaine de touristes en Safari photo. 

Je lui demandais s’il s’y connaissait en mécanique. Il me conseilla de rejoindre la ville de Kamanjab, située à une heure de route environ du camp, via une route joliment bitumée. C’est là qu’il faisait visiblement réparer les deux Land Rover du campsite, chez un mécanicien spécialisé dont il me vanta l’expertise. Voilà une journée qui démarrait sous les meilleurs augures, sous un ciel impeccablement bleu, une bonne nouvelle qui redonnait espoir, après une nuit densément étoilée où j’avais eu un mal de chien à repérer ma bonne étoile au milieu du fatras de constellations et d’étoiles filantes. 

A Kamanjab, petite bourgade où il ne viendrait à personne l’idée de s’arrêter plus de deux nuits, tout le monde connaissait le Falkenberg Garage, l’atelier de réparation automobile d’un afrikaner claudiquant, ventripotent et fumant clope sur clope. Il semblait encore hésiter entre le cancer du poumon et une bonne crise cardiaque, derrière son air trop jeune pour mourir. Arrivant en boitillant avec une mine à peine aimable, dans un Tshirt complètement délavé qu’il avait dû renoncer à laver depuis belle lurette, il me demanda ce qui m’amenait, en écoutant à peine mes vagues explications, la tête déjà plongée sous le capot.

Il alla chercher un moniteur qu’il brancha sous le volant, le reliant à ce qui s’avéra un ordinateur de bord afin d’essayer de comprendre le problème et de détecter les curieuses pannes, aléatoires par nature, que j’essayais de lui décrire, avec le peu de vocabulaire anglais dont je disposais dans le domaine de la mécanique. De tout évidence, en 2010 les ingénieurs de Land Rover avaient truffé d’électronique cette nouvelle version du Defender mais n’avaient pas cru bon en améliorer l’étanchéité ou la fiabilité mécanique, comme me le confirmaient tous les passionnés que je rencontrais sur la route. Être l’heureux propriétaire d’un Defender, c’est bouffer de la poussière et avoir constamment la tête dans le moteur. 

Comme l’ordinateur de bord ne révélait rien d’anormal, le patron du garage, secondé par son assistant qui s’était glissé sous la voiture pour inspecter les câblages du moteur, se mit à éliminer au fur et à mesure toutes les hypothèses. Il démonta l’assise du siège passager sous lequel étaient dissimulées les deux batteries qui assuraient toute l’électricité du véhicule. C’est là qu’il découvrit le pot-aux-roses. Il appela son assistant pour lui montrer les raisons de tous mes tourments. Ils éclatèrent de rire tout en me regardant avec cet air étrange qu’on les gens qui voient réapparaître soudainement le rescapé d’une catastrophe qu’il pensaient raisonnablement mort et enterré. Il me montra des traces noires, sorte de début d’incendie selon lui, qui aurait dû transformer mon amie Véronique en une nouvelle Jeanne d’Arc, bien qu’elle n’ait guère le tempérament d’une femme au foyer. Il m’expliqua en termes simples les données du problème et ce à quoi nous avions échappés. La double batterie avait été installée, sans doute par un préparateur négligent ou peu professionnel, qui s’était contenté de les relier au circuit électrique, mais qui avait omis de les fixer. Sans doute comptait-il sur leur poids pour qu’elle se tiennent tranquilles. 

Or, avec l’importance et la durée des vibrations que le Defender avait dû encaisser, la batterie principale s’était peu à peu déplacée jusqu’à ce que la cosse positive de celle-ci soit en contact avec la carrosserie du véhicule, provoquant ainsi un court-circuit et des étincelles qui avaient noirci la paroi argentée et métallique du Land. Dès que nous subissions un excès de vibrations sur la piste d’Etosha, la batterie tressautait et créait un court-circuit intermittent, expliquant ainsi les tressaillements du moteur et le déclenchement intempestif de l’alarme. 

Le chef mécanicien repositionna les deux batteries, glissa dans l’habitacle des cales pour qu’elles ne puissent plus bouger et découpa un vieux tapis de sol en caoutchouc qu’il mit par-dessus tous les branchements électriques afin qu’ils ne risquent pas d’entrer en contact avec la plaque métallique qui obturait l’emplacement des deux batteries. Vingt minutes d’interventions et à ma grande surprise, une note d’une cinquantaine d’euros – ce qui s’avère une note salée pour un pays africain ! Mais quand on revient d’une mort annoncée, cela est somme tout de même moins onéreuse qu’un double enterrement en première classe !

Pour cette chronique qui n’appelle pas de conclusion ou de morale particulière, je laisserai la plume à l’un des plus grands poètes que je connaisse, Joë Bousquet, dont j’ai découvert l’édifiant Meneur de Lune à l’âge de vingt-ans, moi qui passe désormais l’essentiel de mes nuits à la belle étoile. 

J’en extrais un vers qui aurait dû m’apparaître comme une mise en garde, un présage pour résumer ma vie intrépide avec cette vielle dame anglaise mais dont je mesure aujourd’hui la portée et dont j’ai fait depuis quelques années mon vade-mecum :

« Tout ce que je possède me prend un peu de moi ».

En Afrique, certains arbres abritent une vingtaine de nids individuels, suspendus et se balançant au gré du vent. Habilement confectionnés par des oiseaux que l’on appelle les Tisserands. D’autres arbres, procurent un support solide et protecteur à un immense nid collectif, où chaque oiseau possède sa petite chambre, son trou dédié qui fait office d’entrée privative. Chez les humains, on appelle cela un immeuble 😉
Trois jeunes naïades namibiennes qui m’ont demandé si je voulais bien les filmer si elles se mettaient à l’eau. J’ai obtempéré, mais ces trois jeunes adolescentes en quête d’un quart d’heure de célébrité, éclatèrent de rire en se voyant sur mon écran. Malheureusement, vivant dans des conditions d’une précarité absolue, elles n’ont pas de téléphone portable et ne revisionneront jamais ces éclats de sourire et de joie dont elles sont la source. C’est la raison pour laquelle elles réinventent chaque jour leur part de bonheur…

Publié par

Entrepreneur, écrivain et globe-trotter. L'homme le plus léger, le plus libre et le plus heureux du monde;-)

3 commentaires sur « Chronique d’une mort avancée »

  1. Wahou, cela fait un moment que je n’avais pas pris le temps de vous lire 💛💚💛💚💛Profitez de l’instant présent et des joies qu’il procure…La vie ne tient qu’à un fil 😂😂😂😂💛❤💙💚💜😂😂😂😂👌

    Aimé par 1 personne

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