Bienvenue en Zambie

(galerie d’images et vidéos à la fin de cette chronique)

Devant quitter le Mozambique car mon visa de 30 jours arrivait bientôt à échéance, j’étais depuis huit jours en train de poireauter à Tete, petite ville mozambicaine qui peut s’évertuer de n’avoir absolument aucun intérêt, si ce n’est d’être la ville la mieux située géographiquement pour passer par voie terrestre au Malawi, où je souhaitais me rendre, ou bien en Zambie qui constituait mon plan B, en cas de problème. 

Après mes mésaventures douanières lors de mon entrée au Mozambique qui m’ont valu un bannissement d’Afrique du Sud et l’interdiction d’y revenir avant un an, je me méfie désormais des passages de frontières. « Chat échaudé craint l’eau froide », dit le proverbe. Qui plus est en période de Covid avec les restrictions sanitaires, les interdictions de circuler et la fermeture de certaines frontières. 

Une semaine auparavant, je m’étais fait refouler au poste de Zobué, par les autorités de l’immigration du Malawi, sous prétexte qu’ils n’accordaient plus de visa à la frontière, contrairement à ce que trois personnes m’avaient dit. Il m’aurait fallu demander à l’avance un eVisa, via une plateforme on-line prévue à cet effet. La chose était d’autant plus absurde et rageante, que l’on pouvait obtenir physiquement un visa immédiat à l’arrivée, sans démarches préalables, dans les trois aéroports du Malawi, mais pour ceux qui voyageaient par la route, il fallait un eVisa. La logique m’échappait. Ce fameux sésame était censé être accordée dans un délai compris entre trois à cinq jours, selon les indications données sur ce site.

J’avais encore une semaine devant moi avant de me faire éjecter du Mozambique, je décidai donc, après moult hésitations, de ne pas renoncer au Malawi et donc de rebrousser chemin pour aller accomplir cette demande de eVisa et patienter à Tete, le temps de l’obtenir. 

Trois jours, quatre, cinq, sixième jour… Rien ! Je regardais presque chaque heure mes mails et consultais constamment la plateforme de eVisa du Malawi, afin de ne pas perdre davantage de temps et pour mettre les voiles, dès que possible, vers le 174ème pays le plus pauvre au monde, selon l’indice IDH (Indice de Développement Humain) des Nations Unies, sur 189 pays ! Et dire qu’ils font les difficiles à la frontière alors qu’ils ont désespérément besoin du tourisme pour se développer.

Au septième jour, n’y tenant plus, je parvenais à débusquer une adresse électronique (evisa.support@immigration.gov.mw) qui devait aboutir au département des eVisa. J’envoyai illico un message « urgent », alors que j’étais à l’hôpital de Tete en train de procéder à mon test PCR, les informant de la situation, du délai qui dépassait largement ce qui était indiqué sur leur site et signalant que je devais sortir du Mozambique d’ici 24h, espérant obtenir une réponse de leur part d’ici là pour visiter leur beau pays.

A l’heure où j’écris ces lignes, au bord de la rivière Masha, dans un endroit de rêve perdu au fin fond de la Zambie, cela fait plus de quinze jours que j’ai fait ma demande de visa, huit jours que je suis entré en Zambie, en étant sympathiquement accueilli à la frontière, sans aucun problème pour obtenir mon visa moyennant 50$ et que je n’ai toujours pas la moindre réponse du service d’Immigration du Malawi. C’est formidable, pour un pays du fond de la classe, de vouloir singer les meilleurs élèves en termes d’immigration, encore faut-il s’en donner les moyens et mettre des gens compétents derrière ses ambitions de modernité ! Le niveau de sous-développement d’un pays serait-il proportionnel à la compétence de son administration et de son appareil d’État ? La question mérite en tout cas d’être posée… 

Après ces aléas coutumiers d’un voyage au long cours, j’avoue que je serai bien allé me poser quelques temps au bord du Lake Malawi dont pas mal de baroudeurs m’ont vanté la beauté et la quiétude. Mais le destin et l’incurie bureaucratique en ont décidé autrement. 

Mais pour être très franc, je ne regrette rien. Tout d’abord parce que j’ai appris, au gré des évènements, à accepter mon sort avec un certain mysticisme, à y voir un signe de la Providence qui m’appelle ailleurs et m’envoie sur d’autres chemins. C’est aussi l’occasion d’apprendre à mieux m’organiser, à anticiper et à rechercher avec plus de discernement les bonnes sources d’information. Ce que l’on trouve sur Internet est souvent daté, partiel et concerne principalement les touristes voyageant par les airs, débarquant dans un aéroport pour un nombre de jours de vacances limités, disposant d’un programme clair, avec souvent le support d’une agence de voyage patentée. Il en va tout autrement, d’un voyageur itinérant qui décide au jour le jour de son itinéraire, qui ne sait pas où il va loger (aucun formulaire de douane ne prévoit la case « sur le toit de mon 4×4 ») et qui ne sait pas encore combien de temps il compte rester dans le pays. De tout temps, la liberté de circulation, fondement philosophique de la population gitane, fut incompatible avec les exigences d’une administration tatillonne, de son désir de contrôle et de son obsession sécuritaire. Et pour être franc, même dans « le monde d’après » qui se fait tristement attendre, ce n’est pas près de s’arrêter.

Le passage de la frontière Zambienne s’est fait sans réel problème, avec des interlocuteurs très aimables, tentant de se débattre eux-mêmes dans des procédures complexes qui furent récemment alourdies dans le but d’endiguer un trafic frauduleux de véhicules volés qui passaient par ce poste frontière avec la complicité de nombreux agents des douanes corrompus. Si bien qu’il y eut une opération « main propre », les têtes des responsables tombèrent, un grand nombre du personnel fut changé et les procédures furent complexifiées en y intégrant une étape police/Interpol au milieu du parcours. 

Si mon visa me fut accordé en un temps record, ce qui augurait d’une efficacité remarquable, tout s’enlisa lorsque qu’il fallut faire les démarches pour le certificat d’importation temporaire du véhicule, qui furent laborieuses et quelque peu stressantes. Après cinq pénibles heures de route, j’étais arrivé à 15h au poste frontière zambien, mais je voyais le temps passé, devant fournir plusieurs fois les mêmes informations à plusieurs interlocuteurs de services différents et évidemment, pas connectés entre eux. J’aurais dû m’inquiéter quand le responsable d’Interpol, au demeurant gentil et compétent, se lamentant sur le peu de moyens dont il disposait, tout en remplissant un papier carbone à la vitesse d’une victime d’AVC devant recopier des hiéroglyphes, me lança « Dépêchez-vous car la frontière ferme à 18h… ». Il était 16h22 lorsque je regardai l’heure, après cet avertissement bien avisé. Que pouvait-il donc m’arriver de fâcheux pour que je me retrouve bloqué à la douane après la fermeture de la frontière, ce qui m’obligerait de tout évidence à dormir comme le font les centaines de chauffeurs routiers, dont les véhicules sont stationnés entre les deux pays, sur cette sorte de zone tampon administrative, dans l’attente de la vérification de leurs marchandises et de l’obtention de leur visa de transport ? 

L’objectif était d’arrêter la fraude de voitures volées, avec les moyens du bord et beaucoup de bonne volonté, pas de satisfaire les visiteurs et voyageurs en leur simplifiant la vie avec des procédures rapides et efficaces. Je pris cela avec philosophie, me disant que c’était la preuve que j’étais toujours en Afrique, même si je venais de passer du portugais à l’anglais, trop heureux finalement de pouvoir à nouveau communiquer librement, et de passer d’une culture latine encore marqué par la présence portugaise à un cadre plus anglo-saxon dont les institutions sont inspirées.

Je passe sur les détails de procédure et différentes étapes que j’avais encore à accomplir, qui auraient dû me rendre moins optimiste, si j’en avais eu connaissance. La chose la plus invraisemblable étant qu’il fallut s’acquitter d’une taxe de 340 Kwachas zambiens (soit l’équivalent de 17€) pour enregistrer la voiture. Mais le fonctionnaire chargé de remplir les formulaires et d’encaisser l’argent n’acceptait pas les dollars (alors que je venais de payer mon visa, une heure auparavant au guichet de l’immigration, avec un billet de 50$). 

Il n’acceptait pas non plus la devise mozambicaine dont j’avais encore quelques centaines de Meticals dans la poche, et n’acceptait pas les règlements en CB car il n’avait pas de terminal de paiement. 

Bien sûr, il n’y avait aucun bureau de change avant la frontière ou dans les environs. Il fallut donc que je perde une bonne demi-heure à chercher un type qui changeait à la sauvette les dollars américains en kachwas zambiens, en prenant soin de se planquer derrière un container, car son activité était totalement illégale. 

Évidemment, n’ayant pas encore de SIM locale dans mon téléphone et donc pas de réseau, je ne pouvais vérifier le cours du change de la devise zambienne. Je n’avais en tête que la parité Metical mozambicain-Euros à laquelle j’avais fini par m’habituer.  Cela ne m’aida guère, voire créa une certaine confusion, quant à savoir combien de dollars je devais changer. 

Revenant avec un sourire qui tentait de masquer un certain agacement et une réelle fatigue, je me crus un peu vite au bout de mes peines. Il était 17h35 et la frontière fermait dans vingt-cinq minutes. Le fonctionnaire, au demeurant plein de bonne volonté, me demanda une foultitude de documents qu’il scanna méticuleusement pour les rentrer dans le système. Mais visiblement, mon véhicule sud-africain ne rentrait pas dans les cases. Leur système informatique requérait des informations que je n’avais pas et qui ne figuraient pas sur l’équivalent de la carte grise du véhicule, comme par exemple, le poids du châssis ou la couleur officielle du véhicule. Voyant l’heure tourner et mon cauchemar se profiler à l’horizon, j’essayai de faire de mon mieux pour l’aider. Certaines informations était obligatoire, faute de quoi le système refusait de passer à l’étape suivante. Devant des messages de rejets et la complexité apparente de la procédure, le bon fonctionnaire, de plus en plus stressé, fit appel à un collègue au téléphone pour que celui-ci le guide pas-à-pas et essaye de contourner les incohérences du système informatique. 

Le chef du service d’enregistrement des véhicules fit son apparition. J’avais passé une dizaine de minutes dans son bureau lors d’une précédente étape et nous avions discuté de mon voyage autour du monde. Il m’avait demandé l’adresse de mon blog pour me suivre. Il vint voir ce qui se passait car ils avaient une réunion à 18h avec tous les agents de la douane et de l’immigration pour débriefer de la journée. Il était 17h53 et son collaborateur s’évertuait toujours à faire rentrer les informations disponibles dans des cases absurdes. Mon nouvel ami me tranquillisa en m’informant qu’ils allaient attendre que l’enregistrement de mon véhicule soit terminé, pour commencer leur réunion et que quelqu’un était prévenu et m’attendrait à la grille de sortie. Je fus évidemment soulagé et l’en remerciai chaudement, tout en faisant une mauvaise blague sur les informaticiens, concepteurs de leur nouveau système, qui feraient bien de venir en stage durant quinze jours pour voir ce qu’ils font subir aux agents douaniers. Il leva les yeux au ciel et fit mine de prier. J’avais tapé dans le mille et gagné définitivement sa sympathie. 

Je finis par arriver à la grille de sortie de la zone douanière à 18h40. Il faisait déjà nuit noire. 

Un fonctionnaire vint à ma rencontre alors que je baissais la vitre. Il regarda ma plaque d’immatriculation dont le numéro lui avait été transmis et me demanda tous les papiers en ma possession. Il manquait apparemment un papier, un reçu attestant que j’avais payé les vingt dollars donnant le droit de circuler sur les routes zambiennes. Je fis semblant de m’énerver, espérant échapper à sa demande et me demandant si ça n’était pas une arnaque, croyant de bonne foi avoir passé toutes les étapes que l’on m’avait indiquées. Il en manquait visiblement une. On dépêcha quelqu’un qui cavala vers les bureaux des douanes avec mon passeport, un billet de 20$ et le certificat d’enregistrement de mon véhicule.

J’en profitai pour sympathiser avec la jeune femme responsable de ce dernier poste de contrôle en lui demandant si elle savait où se trouvait le Pangani Lodge que l’on m’avait conseillé. N’ayant pas de signal, je n’avais pas de GPS et me retrouvai à voyager comme au bon vieux temps. Elle se renseigna et me dit que l’hôtel était à Katete, la première ville après la frontière, à environ 1h30 de route, me prévenant que la route était très mauvaise.

La perspective de me faire encore une à deux de route, qui plus est en pleine nuit, sur une route « very dirty », expression qui en Afrique est souvent un euphémisme pour désigner un véritable cauchemar, ne me réjouissait guère après les trois heures quarante que je venais de vivre et les cinq heures de route effectuées auparavant au Mozambique. Mais je n’avais guère le choix. Le fait de ne pas avoir de moyen de communication et très peu d’argent n’était pas pour me réconforter.

Une fois récupéré le fameux reçu et m’être allégé de 20$, je rangeai soigneusement mon passeport en lieu sûr et traversai sans m’attarder, la cohue humaine et cette ambiance quelque peu interlope que l’on rencontre toujours à proximité des zones frontalières.

Un peu partout en Afrique, dans les provinces éloignées de la Capitale, une « dirty road » n’est souvent plus que le souvenir d’une route, une sorte de ruban d’asphalte décapé par le temps, défoncé par les intempéries, par le chargement excessif des milliers de camions qui sont l’unique moyen de transport de fret, sans compter l’absence absolue de maintenance de l’infrastructure routière. 

Celle qui reliait Chimefusa à Katete était sans doute l’une des plus épouvantables sur laquelle il m’ait été donné de circuler. Elle était constellée de nid de poules si nombreux, si larges et si profonds qu’elle ressemblait davantage à un immense poulailler.

L’allure y était forcément modeste, oscillant constamment entre un honnête 80 km/h et d’incessants coups de freins à la vue tardive d’une série de trous faisant davantage penser à au résultat d’un bombardement que d’une usure normale de la chaussée. 

Je mis effectivement une heure et demie pour parcourir les cinquante-cinq kilomètre qui me séparaient de Katete, où il me resterait à trouver, en pleine nuit, le fameux lodge où j’espérais m’échouer. Avec la fatigue et l’effort de concentration maximum qu’exigeait le délabrement de la chaussée, cela ressemblait moins à de la conduite automobile qu’à un jeu vidéo dans lequel il fallait coûte-que-coûte éviter tous les obstacles sur la route, doubler avec prudence les nombreux camions qui eux-mêmes passaient leur temps à piler ou à se déporter soudainement sur l’autre côté de la route pour esquiver une ornière. Jeu vidéo de rallye nocturne où l’enjeu des concurrents était de ne surtout pas tomber dans une crevasse qui frôlait parfois les trente centimètres de profondeur, au risque de perdre une vie ou dans une moindre mesure, son train avant !

Je parvins au Pangani Lodge à 21h, après m’être arrêté à trois reprises pour demander mon chemin dans cette ville plongée dans une complète obscurité, me fourvoyant plusieurs fois, incapable de discerner les repères que l’on m’avait indiqués car la nuit et la fatigue effaçait tout. L’endroit paraissait sympathique et plein de vie. Malheureusement, la jeune femme très accueillante qui était à la réception m’indiqua qu’ils étaient complets ce soir-là. Nous étions vendredi soir. Je réservais par prudence pour la nuit du lendemain et du surlendemain, lui expliquant que j’avais besoin de me poser deux jours au calme pour régler quelques aspects matériels et pour préparer le mois que je comptais passer à explorer la Zambie de long en large. 

Je repris la route, fatigué et désappointé, en recherche d’un nouveau lieu où passer ma première nuit en Zambie. Mon envie effrénée d’une douche revigorante et d’une bonne bière fraîche devrait encore attendre. 

Sans faire le difficile, j’arpentai au ralenti la route principale qui menait à Lusaka, la Capitale, en essayant de dégoter le moindre panneau qui surgirait de la pénombre et sur lequel serait inscrit les mots Hôtel, Guesthouse ou Lodge…

Je jetai mon dévolu sur le premier établissement qui apparut sur ma gauche ; le South Park Complex, qui m’apparut plutôt vide. Le prix me parut raisonnable et j’aboutit après cette journée infernale et bien remplie dans une chambre à la décoration improbable, dont le mauvais goût aurait raison de ma fatigue. Mais si l’établissement était glauque et visiblement en train de se délabrer, la chambre était propre, la literie confortable et la gentillesse de la jeune femme assurant à la fois la réception et le service du restaurant, dans une salle incendiée par la lumière blafarde des néons blanc, suffirent pour que je sois soulagé et finisse par prendre la fin de cette journée avec philosophie. Moins de trente minutes après avoir englouti ma bière locale sur une table esseulée en bordure d’un parking désert, j’éteignis la lumière de la table de chevet et plongeai vers mes rêves. Demain serait un autre jour… 

En route pour 5 longues heures de route, chaotique et surprenante, pour Chimefusa (frontière entre le Mozambique et la Zambie)
On pourrait croire que je suis complètement ivre, mais en réalité, je fais une compétition de slalom géant consistant à arriver à la frontière avant sa fermeture et à éviter les camions et les crevasses innombrables, sans y laisser mon train avant…
Le même jeu vidéo en réalité virtuelle. Mais cette fois-ci en vision nocturne et en pire.
De ce côté zambien de la frontière, je pensais que j’allais vers une meilleure situation, gérée selon une culture anglo-saxonne et no plus portugaise.
Erreur !Ce n’est plus une route de bitume constellée de nids de poule, c’est un poulailler impraticable parsemé de quelques portions de bitume…

Publié par

Entrepreneur, écrivain et globe-trotter. L'homme le plus léger, le plus libre et le plus heureux du monde;-)

3 commentaires sur « Bienvenue en Zambie »

  1. 😂👍😂👍MERCI MERCI MERCI GRATITUDE j’ai bien ri en cette soirée  »confinée  » de vos péripéties ! Et oui l’Afrique est remplie de surprises et la Patience avec un immense « P » est un leitmotiv …les Victoria Valls sont vraiment monumentales au moment de la saison des pluies et l’hôtel était top à l’époque mais il est au Zimbabwe. ..et il y a un immense pont à franchir pour aller de la Zambie au Zimbabwe avec bien sûr des postes frontières dans les années 90 ça ne rigolait pas . De nos jours avec l’informatique, tout est rapide 😂😂😂👍👍Sous entendu à la mode africaine ! Bon trip en Zambie 😂👍👍👍

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  2. Quel plaisir et quel enrichissement que cette découverte avec toi de pays dont on connaît à peine l’existence. Prends soin de toi. Ton récit de la route brutalement enfumée m’a fait une peur terrible. C’est arrivé à un ami de Gérard sur une autoroute et l’accident fut gravissime.😘

    Aimé par 1 personne

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