
Je passe devant tous ces antiquaires proposant le fourbi d’une vie devenue poussière et de ces choses ayant assisté à tant d’enterrements…
Dieu qu’il faut être furieusement sédentaire pour s’entourer, durant tout son vivant, de tous ces meubles qui encombrent le cercueil que constitue tout ce à quoi nous avons renoncé…
De ce bric-à-brac qu’on appelle la vie, aux breloques et plumeaux je préfère les voyages et la plume.
Plutôt que de collectionner des objets qui me regarderont mourir à petit feu, je préfère amasser des kilomètres d’émotion. J’opte résolument pour la fraîcheur de l’air du temps plutôt que pour l’atmosphère empesée d’un passé révolu.