Faire plus, avec moins…

Combien de vies antérieures m’aura-t-il fallu convoquer en celle-ci, pour apprendre à être et à voir le monde dans toute sa plénitude ? Pourquoi le secret de ce dur métier de vivre ne nous est pas servi sur un plateau, en cadeau de naissance ou en guise de bienvenue, épargnant à chaque être de devenir l’apprenti-artisan de son propre destin, à œuvrer en pleine conscience pour se frayer un chemin dans l’incertitude des jours et la complexité des choses ?

Combien d’années d’apprentissage faut-il cumuler pour parvenir à prendre sa juste place dans l’existence ? Pour réussir à dompter son ego, à calmer les ardeurs inutiles, à s’immerger dans la grande comédie humaine, à renoncer aux faux-semblants qui engloutissent nos âmes et plongent tant d’entre nous, dans le miroir aux alouettes de la richesse ou de la notoriété ? 

Combien d’âpres renoncements, de leçons d’humilité, d’opiniâtres efforts, d’espoirs contrariés faut-il connaître, tout au long d’une vie d’homme, pour parvenir à comprendre que l’essentiel réside dans le subtil équilibre entre ce que nous sommes et ce que nous faisons ? Cela peut-prendre toute une vie de parvenir à faire ce que l’on est, pour finalement aboutir, au terme d’infinis égarements et de laborieuses circonvolutions, par être finalement ce que l’on fait. Dis-moi ce que tu fais et je te dirais qui tu es, pourrait être le résumé de cette errance, qui constitue le voyage d’une vie. Et beaucoup ne parviennent jamais à destination, disparaissant avec davantage de questions en suspens, que de réponses trouvées.

Je me suis libéré de toutes les activités qui encombrent inutilement le temps qu’il me reste à vivre sur cette petite planète, de toutes les possessions ou obligations qui entravaient ma liberté et ma capacité à explorer les endroits les plus divers. Considérablement allégé, je suis parti à la rencontre des êtres les plus différents, des lieux les plus bouleversants, pour vivre des expériences inédites, loin du confort lénifiant et rassurant de notre monde moderne.  En éprouvant la vie dans toutes ses dimensions, j’ai pu mettre à profit ces quasi sept années d’apprentissage, pour gambader joyeusement aux premiers rangs de la seule école qui vaille: celle de la vie, et j’y ai découvert tant de choses qui m’ont changé du tout au tout. 

J’ai appris par coeur les leçons prolifiques que nous enseigne la Solitude. J’ai éprouvé, plus que de mesure, la musique inspirante du Silence. J’ai fait toutes les heures de colle possibles dans l’amphithéâtre de l’Espace, sur des étendues à perte de vue. J’avoue que cela n’eut guère l’allure d’une punition. Enfin, j’ai passé un doctorat de philosophie en expérimentant à temps plein la Lenteur, cette matière que nous avons réduite à une portion congrue, en notre époque survoltée, mais qui est devenue mon mode de vie: le temps long. Ces quatre éléments, le silence, la solitude, l’espace et la lenteur, furent les piliers de mon compagnonnage, et composent l’unique privilège que je revendique désormais. Ils sont aussi le luxe de demain. Un luxe qui n’aura pas de prix dans ce monde de plus en plus façonné par la main de l’homme, d’espaces domestiqués, de promiscuité urbaine, artificialisé à l’envi, avec cette obsession contemporaine de vouloir tout controlé, en commençant par le Sauvage, c’est-à-dire la vie elle-même. 

Rajoutons au passage le Sauvage, pour former les cinq piliers du luxe de demain, cinq voies d’accès à cette paix de l’âme, qui vaut bien plus que la recherche effréné du bonheur, cet état si évanescent, surtout pour celui qui s’écorche le coeur aux injustices et aux réalités si souvent absurdes de notre époque. Dans ce monde où l’on nous enjoint de choisir entre “la bourse ou la vie”, comme dans les vieux westerns, j’ai résolument, consciemment, délibérément opté pour la Vie !

Dieu qu’il m’aura fallu du temps et tant de fois me perdre sur des chemins inféconds, pour comprendre enfin ce que Sur-vivre signifie. Je parle de la vie augmentée, non par quelques technologies à la mode, mais par la sagesse et la spiritualité, une vie d’osmose, de réconciliation entre la réalité du monde et la métaphysique qui nous habite. Une vie volontairement apaisée, attentive à ce dont elle est constituée, s’efforçant de déceler l’imperceptible, la délicatesse d’une ombre qui en dit plus que l’objet dont elle est le reflet, le mystère derrière l’évidence parfois putassière des choses et des évènements. 

Nous vivons dans un monde où les médias et les réseaux veulent tout mettre en lumière, tout expliquer, alors que le secret réside dans le clair-obscur, dans la nuance et le questionnement permanent. J’envie encore, d’un air tendre et amusé, ceux qui ont des convictions ou des croyances bien établies, alors que toutes mes expériences du bout du monde m’incitent à la remise en question, à la tolérance, et au compromis. Comment arrêter cette vie de voyage qui “vous fait et vous défait”, pour rependre la pensée de Nicolas Bouvier dans l’Usage du monde ? Je viens de passer sept années à le vérifier et à jouer les spéléologues, ces explorateurs de gouffres et d’inconnu, en plongeant dans la plus édifiante aventure qui soit: la découverte de soi-même. Même avec soi, comme unique compagnon de route, il reste quelqu’un à découvrir ! Ne serait-ce pas d’ailleurs le sens de toute existence: se connaître soi-même ? Trouver sa place, être utile à vivre et à rêver, tisser des liens de fraternité pour découvrir, dans le regard de l’autre, qui l’on est vraiment. Il faut s’évertuer à quitter ce monde par la grande porte, et non en catimini par la porte dérobée de l’entrée des artistes, par laquelle on a surgit sur la grande scène de l’Existence. 

Après ces quelques années de solitude, de silence, de grands espaces, de temps figé sans une quelconque urgence, d’immersion dans le vivant-vivace, loin de mes semblables et de ce vacarme orgueilleux dont ils se rendent coupables, j’ai compris de nouvelles choses, fait de nouvelles découvertes, pleines de vérités brutes. Durant ces sept années de baroud et de recherche, j’ai expérimenté tant de choses, avec la complicité de mes sens, qui sont nos plus beaux instruments pour comprendre le monde. J’ai regardé attentivement, écouté silencieusement, senti à pleins poumons, ressenti à fleur de peau, goûté au meilleur de l’existence, que ce soient des plats inconnus, la saveur d’un lieu, la parole sincère d’un être se confiant, m’enivrant de nectars et de choses inconnues. J’ai touché aussi du bout des doigts le velours d’un pétale, la douceur d’une peau, le rugueux apprivoisé d’une pierre patinée par le temps, l’air impalpable d’une nuit tropicale. La mort pourrait me rafler à l’instant où j’écris ces mots, par une subite crise cardiaque (sans doute, résultat d’un excès de coups de coeur), que je ne porterais pas plainte. Je peux déjà dire “J’avoue que j’ai vécu” comme intitulait magnifiquement son autobiographie, l’ami Pablo Neruda (car tout poète est un ami, avec son couvert à table, comme le pauvre d’antan ou le vagabond qui colporte ses nouvelles d’ailleurs). 

Durant ces sept années d’école buissonnière, j’ai expérimenté tant de choses qui m’étaient encore inconnues, du haut de mes 52 ans, âge auquel je me suis mis en chemin vers moi-même. Et il m’en aura fallu des heures d’études, de lectures attentives, de fièvre induite par ma curiosité à comprendre, de mots à poser sur ces choses qui me traversaient le corps et l’esprit. Et c’est précisément cette lecon de vie que je vous livre, amis lecteurs. Puissiez-vous être Libres et Vivants, et croiser des Existences qui vous façonnent, qui donnent un sens à vos propres errances. C’est tout le bien que je vous souhaite ! 

Les images que j’ai regroupées, à la fin de ces quelques aveux quelque peu nombrilistes, proviennent d’une seule journée passée à arpenter les rues en solitaire et à déceler les messages de simplicité que l’univers met sur notre chemin au quotidien, dès lors que l’on est disposé à se satisfaire des choses simples, de ce reliquat de sagesse que la vie passante confie aux Sur-vivants. 

N’y a-t-il pas plus beau voyage que cette chasse au trésor qui nous enseigne la beauté du monde, l’impermanence des choses ou l’urgence d’aimer à foison ce qui nous est donné à vivre ? Qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir au fil du temps et de mes pérégrinations hasardeuses, que tout était déjà écrit, que tout ce que nous vivons porte un nom, contient une sagesse ancestrale, exprimée d’une manière ou d’une autre par les quelques cent milliards d’âmes qui nous ont précédées dans l’histoire humaine ! Nous ne faisons que jouer une pièce de théâtre écrite par d’autres, parfois disparus depuis belle lurette dans les oubliettes du passé. Mais leurs traces ou leurs clins d’œil sont encore parmi nous.

Je fais référence, par exemple, aux sagesses du Japon, si riches en enseignement et en manières de vivre qui rendent libres et sereins. L’ombre d’un bouquet sur une table incendiée de soleil. Le sourire d’un clair de lune et son reflet sur les eaux. La lumière de l’été qui danse sur un mur plongé dans la pénombre. Le chant d’un oiseau qui joue à cache-cache dans le feuillage des branches, nous révélant que l’apparence indiffère, quand la musique nous délivre l’essentiel du message. 

J’ai mis tant d’années à découvrir que tout cela portait un nom et cachait des principes philosophiques. J’ai désormais fait de toutes ces sagesses mes « décripteuses de mondes », des clés pour simplement lire et comprendre l’existence. Les sagesses japonaises bien sûr, mais celles, tout aussi vivantes, des peuples autochtones auxquels je me suis coltiné en Amérique du Sud ou en Afrique. Des philosophies antiques, qui à leur manière, façonnent le monde occidentale depuis deux millénaires. Il faut parfois étudier avec opiniâtreté et patience, se donner la peine et le temps nécessaire, pour parvenir à une certaine clairvoyance et comprendre le sens de ce qui advient.

Vous trouverez, par exemple dans ces photos, ce que nous enseigne le Wabi-Sabi, cette philosophie nippone qui célèbre l’éphémère, l’impermanence des choses et de la vie, l’imperfection apparente de ce qui nous est donné à voir, au-delà du regard empressé que nous portons aux choses. Apprendre à discerner la beauté du tout, d’une composition parfois hétéroclite de laquelle nait mystérieusement une harmonie. Voir le beau ou l’incongru dans des choses imparfaites, d’une simplicité apparente, et derrière la décrépitude qu’impose le temps à tout ce qu’il touche. En d’autres termes, discerner l’âme des choses derrière leur apparence. Ne pas oublier qu’accueillir les imperfections est un signe de sagesse pour tolérer son prochain et s’accepter soi-même. 

J’ai été bercé aussi par le Mono no Aware qui signifie “le caractère poignant des choses fugitives”. Ce principe philosophique nous apprend à savourer chaque moment, partant du principe que rien n’est éternel et que l’instant est unique, recélant une signification qu’il nous appartient de découvrir. Se mettre dans un état de bienveillance et de pleine conscience avec ce que l’on vit pour être parfaitement présent à ce que l’on fait. Être et Faire, décidément, on n’en sort pas ! Tel est le secret de l’émerveillement. Mais pour s’adonner à la contemplation, il faut se mettre en état d’observation, faire le calme dans notre esprit, taire le bruit de nos pensées intérieures, se détacher de soi pour s’absorber dans la scène ou l’objet regardé.

Le Mono no Aware est l’art de voir la beauté dans l’éphémère des choses, à apprécier chaque moment, chaque détail. 

“Les étoiles brillent et scintillent

Nous sommes tous des invités de passage

Un sourire et un nom.”

Ken Liu

Dans son Livre Rouge, Carl Jung écrivait cette pensée, peut-être sans le savoir, qui relève de cette philosophie japonaise: “Et une vie secrète commence dans les choses, ce que tu croyais mort et sans vie révèle une vie secrète et une intention impitoyable.”

Dans mes exercices d’admiration du réel, lors de ses manifestations les plus anodines, j’ai découvert récemment le Yūgen, qui peut être traduit du japonais par la beauté voilée, le mystère profond ou la grâce subtile, un mélange des genres formant ce concept de l’esthétique japonaise appliqué à la poésie, à l’art théâtral, à la littérature. Le Yūgen est indissociable d’une certaine mélancolie et surgit de l’indistinction des choses, de leur dissolution dans le paysage, dans leur oubli, telle qu’une forêt ou des montagnes enveloppées dans la brumes. Le vol d’oies sauvages disparaissant dans les nuages, le son d’une cloche résonnant dans le soir lorsque la lumière décline et fait disparaitre le monde, une vieille porte entrouverte sur un jardin effacé par l’automne, toutes ces scènes illustrent également l’esprit du Yūgen. Ce concept esthétique désigne davantage ce qui est suggéré plutôt que montré, ressenti plutôt que compris. C’est en définitive la beauté mystérieuse de l’invisible, une invitation à accueillir le vide qui sous-tend l’existence de toute chose et de tout être.

Cette chronique serait bien incomplète si je ne mentionnais pas aussi le Yutori, philosophie pratique qui peut se résumer par l’art de créer de l’espace en soi et autour de soi. C’est aussi une formidable manière de réapprendre à vivre. Dans le tumulte de nos vies citadines et contemporaines, saturées de vitesse, de connexions ou d’injonctions en tout genre, la philosophie japonaise du Yutori émerge comme une salvatrice respiration. Un pas de côté face au déluge de tout, auquel nous sommes confrontés. 

Puisant son inspiration dans les valeurs traditionnelles du confucianisme (mettant l’accent sur l’harmonie et l’équilibre dans la société), et du bouddhisme (encourageant la pleine conscience et la compassion), le Yutori est relativement récent. Il est né dans le Japon des années 1980, en réponse au stress croissant d’une société glorifiant l’hyper-performance, le Yutori — que l’on peut traduire par espaceaisance ou marge de manœuvre — est bien plus qu’un mot : c’est une invitation à ralentir et à se recentrer, à savourer l’instant présent, à se constituer consciemment un havre de paix afin de préserver sa paix intérieure. Les piliers de cette philosophie, que m’a enseigné le voyage bien avant que je découvre l’existence de cette pratique, peuvent ainsi être résumés :

  • Ralentir et simplifier, en prenant le temps de ne faire qu’une chose à la fois. Cela revient à être pleinement conscient de ce que l’on fait, être entièrement dans le geste ou le regard que l’on porte. En refusant le culte de l’urgence que célèbre nos sociétés occidentales, le Yutori nous ramène à l’essentiel, à la présence véritable. Boire son thé en le savourant sans la présence d’un écran. Terminer une tâche avant d’en entamer une autre, plutôt que de faire trois choses en même temps ou de se disperser. Respirer et reformuler avant de répondre afin d’être parfaitement dans la conversation.
  • Le second principe est d’apprécier les petites choses, d’être présent au réel et ne pas se laisser dominer par le flux incessant des pensées. Le Yutori enseigne que le bonheur véritable réside quotidiennement dans le minuscule, le détail, ou le simple, pour peu que l’on ralentisse suffisamment pour le voir. Une promenade dans la nature, un rayon de soleil traversant le feuillage, un bol de riz fumant ou la joie d’une conversation sincère.
  • L’un des objectifs autant qu’une manière de pratiquer le Yutori, réside dans le silence et la solitude. L’isolement volontaire n’est pas une fuite mais à retour à soi-même. S’extraire du vacarme du monde en demeurant dans le silence, pour méditer ou contempler sont des choix salutaires pour s’extraire de l’agitation et mieux revenir au monde par la suite. On découvre très vite que le calme n’est pas vide ou ennui, mais qu’il est au contraire la condition d’accueil pour tout ce que la vie nous réserve, et pour sentir la présence des choses ou d’autres êtres vivants plus discrets que nous autres humains, si remuants et tonitruants parfois.
  • Le quatrième pilier du Yutori réside dans la reconnection à la nature. Rien ne redonne plus de Yutori que la contemplation de la voûte céleste, une respiration à pleins poumons dans un champs couvert de fleurs sauvages, une balade en pleine forêt, l’observation du vent dans le bruissement des feuilles. Cela invite à se synchroniser au temps naturel, loin des cadences artificielles du monde moderne. C’est retrouver notre rythme originel qui nous réapprend à habiter le monde autrement.
  • Enfin, le cinquième pilier de cette philosophie pratique et fondamentalement bénéfique nous invite à nourrir une attitude positive face à tout ce qui survient. Considérer ce qui nous arrive comme une chance de progresser ou d’apprendre, de voir finalement le verre à moitié plein plutôt que de râler en permanence sur ce qui ne va pas. Ne pas se plaindre de ce qui manque, mais remercier pour ce qui est, dans une constante et consciente gratitude, cela a le pouvoir de changer notre manière de voir les choses et constitue à la longue une grande force intérieure.

En conclusion, le Yutori est un acte de résistance intime, pour s’extraire du rythme effréné de notre époque et rechercher véritable art de vivre. C’est se rendre disponible à l’essentiel mais sans précipitation ou morcellement de nos actions, afin de pouvoir accueillir l’imprévu, l’autre, la vie.

Laissons une fois de plus les dernières lignes à un homme de mots, en l’occurrence à Nicolas Bouvier qui est le meilleur témoin de ce que voyage et écriture peuvent apporter à un être en chemin vers lui-même, en se frottant au monde et en allant savourer les joies de l’altérité. 

« Pour les vagabonds de l’écriture, voyager, c’est retrouver par déracinement, disponibilité, risques, dénuement, l’accès à ces lieux privilégiés où les choses les plus humbles retrouvent leur existence plénière et souveraine. »

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Entrepreneur, écrivain et globe-trotter. L'homme le plus léger, le plus libre et le plus heureux du monde;-)

4 commentaires sur « Faire plus, avec moins… »

  1. L’essentiel ne se trouve ni dans le spectaculaire ni dans l’accumulation, mais dans la simplicité des instants vécus pleinement. Une lumière douce à travers un rideau, un silence partagé, le goût d’un fruit mûr ou la paix dans un regard, autant de moments minuscules qui, lorsqu’on sait les accueillir, deviennent des trésors d’existence.
    Apprendre à se connaître, c’est peut-être là le vrai début de la sagesse !
    Ce chemin exige patience, écoute et dépouillement. Il nous invite à faire le tri, non dans nos possessions mais dans nos perceptions.
    Dans un monde occidental où l’urgence est devenue un réflexe souvent même une fuite, ralentir devient un acte essentiel. Car à force de courir, on s’éloigne de soi. Et cette précipitation n’est souvent qu’un masque posé sur un vide spirituel, un moyen de ne jamais se confronter aux vraies questions : Qui suis-je ? Que fais-je de ma vie ? Que cherche-je vraiment à combler ?
    Il faut oser s’attarder. Sur le présent.Sur l’essentiel, sur l’être. Car c’est dans cet espace de calme et de conscience que réside la vraie liberté. Celle de vivre, et non seulement d’exister.
    Pour finir une dernière question me trotte,Mais que reste-t-il de nous lorsque l’on ne s’est jamais vraiment arrêté pour exister ?

    ELAEUDANLA TEÏTÉÏA

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  2. En te lisant, je me découvre une âme de « yutori »… Je pratiquais le yutori comme d’autres la prose… À mon insu. Tu as mis un mot sur mes 4 ans de solitude et d’exploration intérieure, un nom sur ma quête, une sens et une cohérence sur le sens d’une vie dont j’ai profondément conscience qu’elle n’est là que pour m’apprendre à aimer.

    Merci mon ami de nommer si bien la subtilité de mon existence

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  3. Tes mots sont un chemin dont je connais le sens depuis fort longtemps. Parviendrais-je un jour à tout lâcher pour accéder à cette liberté … peut-être, peut-être pas… pas à pas je vais à ma rencontre. Je suis, je fais, nourrie par les pensées des écrivains-auteurs-philosophes de la Vie, comme toi, dont la sagesse m’accompagne.
    De tout mon Être merci Frédéric.
    Nadine

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