Le dernier mot…

Je me retire sur la pointe des pieds du tintamarre de ce monde ivre de matérialisme, de haine de l’autre et d’égoïsme.

À voir ce que devient l’humanité, et cette expression virtualisée, dévorés par la marchandisation et la vulgarité que sont désormais les « réseaux associaux », il est grand temps pour moi de quitter ces lieux nauséabonds, propriétés de milliardaires délétères pour la démocratie et l’avenir du bien commun.

Je reprends donc avec bonheur mes clics et les claques qu’ils méritent. Ceci est mon dernier post sur ces murs de mots outranciers et d’images falsifiées. L’authenticité et la tempérance n’ont plus leur place, depuis belle lurette, dans ces espaces qui sont appelés à sombrer sous un déluge de fake news et de clichés synthétisés par des intelligences de plus en plus artificielles. 

Il est temps pour moi de ne plus prêter ma plume à ce grand Barnum de la communication et de me retrancher dans le véritable luxe de notre époque (et de l’avenir) : le monde réel, la solitude contemplative, le silence fécond, les vastes espaces à explorer.

Le voyage et la joie de vivre continuent. Ceux qui veulent me suivre ou avoir de mes nouvelles nomades pourront toujours me contacter par whatsapp et s’abonner à mon blog fredericpie.fr, qui sera toujours un espace de liberté et d’échanges sincères, où les intelligences naturelles seront les bienvenues! 

Asseyez-vous dans ma valise, je vous emmène en voyage vers d’autres destinations ou avec un autre regard que celui que nous projetons prosaïquement sur la froide réalité qui nous entoure. 

Tchao Facebook, Instagram et Twitter sur lesquels je fais une X définitive et m’éloigne en sautillant, dans un grand éclat de rire.

Je vous souhaite à tous une excellente année 2025, de saines résolutions et d’être toujours libres et vivants! 

Je laisse les mots de la fin de cette dernière chronique à un ami disparu, écrivain de la clarté, qui n’a eu de cesse de défendre la vérité et de nous montrer le chemin le plus juste.

« Le monde n’est si meurtrier que parce qu’il est aux mains de gens qui ont commencé par se tuer eux-mêmes, par étrangler en eux toute confiance instinctive, toute liberté donnée de soi à soi. Je suis toujours étonné de voir le peu de liberté que chacun s’autorise, cette manière de coller sa respiration à la vitre des conventions, et la buée que cela donne, l’empêchement de vivre, d’aimer. »

(La plus que vive, Christian Bobin)

Parlant mal le français il ne participe que du bout de son sourire à la conversation du groupe. Il dit avec une lenteur de nuage : «J’ai fait des études scientifiques mais les sciences vous donnent une vérité de plus en plus petite et à la fin vous n’avez plus rien dans les mains. La vérité est quelque chose de souple, de fluide, d’ailleurs ce n’est pas une chose, il n’y a que la poésie qui la donne.» Puis il remonte dans son sourire. 

À l’heure de la séparation il me demande si le cerisier devant la maison porte des cerises noires ou rouges. « Chez moi, en Allemagne, l’odeur des cerisiers est si forte qu’elle m’enivre.» Et il s’en va, laissant le sillage de son sourire fiévreux. 

Les anges ont les poches bourrées de questions. Aucune réponse ne les apaise. » 

Christian Bobin

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Entrepreneur, écrivain et globe-trotter. L'homme le plus léger, le plus libre et le plus heureux du monde;-)

8 commentaires sur « Le dernier mot… »

  1. Je me demandais quand cette sage décision serait prise… il aura fallu attendre 2025… Mais comme je me suis dit pour moi-même que 2025 serait l’Année de l’écoute de toutes Mes envies (tout en souhaitant le meilleur aux autres !)… je suis ravie de cette sage décision (même si je ne fais pas partie des personnes interagissant sur ce type de support/format, je salue et encourage la démarche… )… Au plaisir de continuer à te lire, même si mes interactions ne sont que discrétion (et validation)… Bizzzz

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    1. Il est possible que c’était le dernier poids qui te restait, toi, l’homme « léger ». Au plaisir de se donner de « petites » nouvelles sur whattapp. Et de lire tes Nouvelles , quand l envie d’ailleurs se fait nécessaire. Biz. Isabelle c.

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  2. Tu arrêtes les réseaux comme on arrête de fumer. Un sevrage « sec », sec, viloent et sans concession. Tu dis « stop » a ces artifices pleins de vide et riches de rien. « Tu as bien raison » diront certains avec cette petite morsure secrète au fond de leur âme qui leur rappelle qu’ils devraient faire de même mais en sont bien incapables. D’autres y verront une forme de salubrité mentale, un nettoyage à sec de l’âme. Quand certains t verront une forme de courage alors qu’il n’en est rien… Le courage c’est surmonter sa peur… Toi, tu n’as pas peur, tu n’a pas besoin de faire appel à lui. Je te trouve si cohérent mon ami. Suelle belle chose que ce chemin parcouru sui t’emmène avec tant de bonheur là où il te faut être… Pour toi… Pour nous 🙏🌈

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