Toujours la même histoire

Un jour, au détour d’un de mes périples, j’ai rencontré un vieux sage qui habitait magnifiquement sa solitude choisie et semblait assumer parfaitement son retrait du monde.

Lors de notre première conversation, je lui demandai un peu sottement, ce qu’il faisait dans la vie. Sa réponse ne se fit pas attendre, comme s’il avait l’habitude de répondre à cette question machinale, qui indiffère finalement ceux qui la posent.

« Je travaille de moi-même, sur moi-même, avec comme seule compagnie moi-même et au terme de ce long tête-à-tête avec moi-même, je crois que je m’aime bien. »

J’eus envie d’éclater de rire. Il me rappelait cette tirade malicieuse de George Bernard Shaw : “Je me cite souvent, cela apporte du piment à ma conversation.”

Mais je me ravisai, en constatant le regard perçant, plein de malignité et d’humour de mon vieux compagnon de route.

Par politesse, il me demanda ce que, moi-même, je faisais de mon existence. 

Je levai les yeux au ciel, vers ce bleu qui chapeaute ces terres étrangères où je m’escrime toujours à trouver un sens à tout cela. 

Ma réponse tint en un sourire et en cette simple vérité :

« De même ! »

Finalement, chaque être devrait s’efforcer, du mieux qu’il peut et durant ce court laps de temps qui lui est offert d’être en résidence sur la Terre, de suivre ce conseil millénaire gravé sur le frontispice du temple de Delphes : 

                                         Connais-toi, toi-même.

Une pincée d’amour-propre, la patience de comprendre l’âme humaine dont nous sommes tous faits, et sans doute la curiosité qui doit nous animer et nous donner le goût de l’Autre, l’étranger avec lequel nous partageons finalement la même histoire, voilà de quoi s’occuper utilement, en faisant chemin dans cette vie où tout est à découvrir…

Et dans cette quête d’amour vers la vérité et la tempérance, ne jamais cesser de rester fidèle… à soi-même. 

Et pour ceux qui préfèrent les images aux mots pour réussir leur évasion, voici quelques photos d’ici ou d’ailleurs:

Bande de Guacamayas, sublimes et facétieux, autrement qualifiés de Aras bleues par les occidentaux… Ils sont en voie de disparition, bien sûr, comme toutes les choses précieuses vivantes sur cette planète habitée par les cupides humains. Leur capture et revente rapporte plusieurs milliers d’euros… à l’autre bout du monde.
Bon vol mes amis de plume 😉
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Entrepreneur, écrivain et globe-trotter. L'homme le plus léger, le plus libre et le plus heureux du monde;-)

2 commentaires sur « Toujours la même histoire »

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