Non mais franchement, c’est quoi cette vie?
À fréquenter des arbres qui ont vraiment un sale caractère et qui n’aiment visiblement pas qu’on leur grimpe dessus, à soulever les tortues rencontrées en chemin pour déterminer leur sexe (les mâles ont le ventre concave pour que le creux s’emboîtent sur la carapace convexe de la femelle, quand il lui grimpe dessus 😉. Les tortues sont définitivement moins sottes que les lièvres qui filent à toute berzingue, on ne se sait où!?…
À contempler les termitières qui sont perchées dans les arbres, en choisissant des arbres morts ou sur le point de l’être (on ne sait toujours pas comment elles détectent la santé des arbres), à lézarder durant des heures à l’abri d’une moustiquaire dans la chaleur humide de la Mata Atlantica, à découvrir la mue d’un couple de cigales qui se sont faites comme moi la malle, en abandonnant sur le tronc d’un arbre placide, leur costume de scène encore impeccablement repassé, et s’enfiler des nectars irlandais, la nuit venue, pour convoquer ma muse, dans l’espoir de mettre un point final à mes chroniques africaines. Mais elle aussi semble avoir mauvais caractère ces jours-ci et s’amuse à jouer aux abonnés absents…
Bref! Tout cela manque furieusement de sens, de sérieux et de cohérence, mais que voulez-vous, ça ressemble à cela une vie de liberté ébouriffante!…













Instituto Terra – Aimorès – Minas Gerais – Brésil