Savoir lire les cartes postales

(Galerie d’images à la fin de cette chronique)

Alfonso Alberto Gove vivait dans une carte postale, mais il ne le savait pas.

Du moins, il avait bien d’autres préoccupations que celle de s’ébaudir quotidiennement devant son cadre de vie et de considérer comme la plupart des touristes qu’il trimballait entre les îles, à bord de son vieux gréement, que la vie est belle et douce. 

A vrai dire, il ne s’était jamais vraiment posé la question sur la douceur de l’existence ou interrogé un seul instant sur le sens et la définition du mot beauté.

Comme beaucoup d’Égyptiens qui n’ont jamais grimpé sur une pyramide, Alfonso n’avait jamais dépassé le second niveau de sa propre pyramide, mais au Mozambique, il s’agissait exclusivement de celle de Maslow, cette représentation en cinq niveaux qui qualifie les besoins humains.

Quand on est pêcheur de génération en génération dans l’un des pays les plus pauvres du monde (Le Mozambique étant le 181ème pays dans le classement de l’ONU en termes d’Indice du Développement Humain sur 193 États dans le monde), il y a de grandes chances que l’on soit contraint de se cantonner durant toute son existence à satisfaire, comme l’on peut et comme le sort nous y autorise, nos besoins physiologiques consistant à se nourrir, à dormir et à assurer sa survie, ainsi qu’à consacrer le reste de son temps à satisfaire le second niveau, les besoins de sécurité : avoir un toit, se sentir en sécurité, être en bonne santé et disposer de quelques ressources permettant de subvenir aux besoins de sa famille.

En ce qui concerne les besoins d’appartenance, d’estime et d’accomplissement personnel, ils attendront la prochaine génération ou seront tout bonnement passés à l’as par manque d’éducation, de méconnaissance personnelle ou de priorité dans l’ordre des choses.

Alfonso est le troisième enfant d’une famille de dix enfants, six filles et quatre garçons, dont les maigres ressources provenaient exclusivement de la pêche et de l’agriculture, garantissant comme souvent en Afrique, une modeste autosuffisance alimentaire. Né dans un village proche d’Inhambane, petite ville portuaire ayant connu son heure de gloire dans un passé lointain et oublié, il avait de grandes chances d’être condamné à vivre comme son père et comme le père de son père, avant lui, se limitant à exploiter ce que la mère Nature voulait bien lui offrir généreusement.

Son rêve de gamin n’était pas d’être vétérinaire, astronaute ou chirurgien, car il ignorait, vivant dans ce coin perdu du Mozambique, que ces professions aient pu exister. Lui voulait être Sergent, c’est-à-dire militaire, car comme souvent dans les pays africains, le fait de travailler pour le gouvernement garantie un emploi à vie, un certain prestige dans un pays où l’immense majorité de la population est condamnée à survivre dans ce que l’on appelle l’économie informelle – 55% de la population vivant sous le seuil de pauvreté – c’est-à-dire survivant de peu, n’espérant rien et n’ayant comme horizon temporel maximum que la simple journée.

Quand on nait dans une famille indigente avec tant de bouches à nourrir et de bras qui peuvent contribuer à trouver la nourriture du soir, on n’a guère les moyens d’aller à l’école très longtemps. Comme 85% des jeunes, Alfonso n’est pas allé au bout du cycle du secondaire et a dû monter sur un bateau de pêche dès l’aube, à l’âge de quatorze ans.

Alfonso est aujourd’hui le père de onze enfants, issus de deux femmes différentes avec lesquelles il continue de vivre de manière concomitante, comme c’est encore souvent le cas dans cette région d’Afrique, la polygamie y étant monnaie courante. Devant mon air éberlué quand il déclama, avec une décontraction naturelle et une fierté affichée pour sa remarquable fécondité, le nombre de onze descendants, alors que je tentais de lui expliquer que je n’avais qu’un fils, me sentant soudainement ridicule et infertile, il éclata de rire et me dit qu’il avait un ami qui comptabilisait trente-huit descendants directs, je compris que je n’étais pas seulement dans un autre pays, mais tout bonnement sur une autre planète.

L’Afrique est passée de cent millions d’habitants en 1900 à 1,3 milliards en 2020. Les projections de l’ONU prévoient, selon les scenarii les plus réalistes, un triplement de ce chiffre à la fin de ce siècle, soit le nombre effarant de 4 milliards d’habitants d’ici 80 ans. Les enjeux pour ce continent incapable de freiner sa croissance démographique sont gigantesques. J’avais en face de moi, sur ce bateau voguant sur des eaux bleues et turquoises, baignant d’immenses plages de sable blanc, l’un des principaux artificiers de cette bombe démographique qui allait, un jour ou l’autre, exploser au visage de l’humanité tout entière.

Il travailla dès son plus jeune âge pour son grand-père, également pêcheur de père en fils, et ce, durant plus d’une dizaine d’années au cours desquelles il apprit toutes les techniques de pêche, les rudiments d’un des métiers les plus durs au monde mais également les coins les plus poissonneux de cette côte de l’Afrique australe qui reste prolifique en ressources sylvicoles. Détectant un garçon courageux et opiniâtre, doué d’un tempérament certain, son grand-père l’incita à prendre son indépendance et à acheter son propre bateau. Ce qu’il fit en 2007, devenant son propre patron et découvrant une ribambelle de nouvelles contraintes qui pèsent inéluctablement sur les épaules de tout entrepreneur. Il mena sa propre embarcation, de l’aube jusqu’au soir, avec une poignée de pêcheurs à sa solde. Mais le bateau s’avéra trop petit, pas assez rentable et les difficultés s’accumulèrent. Il le revendit pour une bouchée de riz et replongea dans une forme d’esclavage et de précarité, consistant à travailler pour un patron, son grand-père étant décédé entre temps.

Depuis 2012, et bien avant la pandémie du Covid 2019, Alfonso tente de survivre et de faire face à ce virus qu’il a contracté des années auparavant : celui de la liberté. Ceux qui ont connu l’indépendance et la liberté d’entreprendre, avec leur inexorable lot d’emmerdements, et qui un jour sont contraints de courber à nouveau l’échine pour se mettre au service et sous le bon vouloir d’un patron, sont des êtres qui meurent à petit feu. Alfonso se consumait de l’intérieur. Je le voyais dans la lueur de ses yeux tristes, en dépit de son sourire radieux qui illuminait la façade. 

Lorsque je l’interrogeais sur ses rêves les plus chers, via le sémillant Armindo qui me servait de guide pour cette journée en mer, je n’eus comme seule réponse qu’un long silence et un regard qui se perd dans ce paysage de carte postale qu’il était incapable de savourer. Il fallut une longue minute pour qu’il accouche de quelques mots. Comment répondre à une telle question, si intime, si éloignée des préoccupations quotidiennes, du joug palpable de la faim et d’un certain désespoir ? Il répondit, sans me regarder, qu’il rêvait de s’acheter un autre bateau. Cette fois plus grand et de redevenir maître de sa vie. Et puis il enchaîna, tandis que nous voguions à bord du Dhow, cette sorte de boutre classique, avec sa voile triangulaire, dont l’origine en ces rivages du Mozambique remonte aux premiers marchands arabes qui y accostèrent au XIème siècle, bien avant les explorateurs portugais. Mais ses paroles ne furent que murmures qui se perdirent dans la brise qui venait de se lever.

Je lui demandai quel était le prix de son rêve. Il réfléchit un instant et m’indiqua le prix de 80.000 Méticals, la devise du Mozambique, soit l’équivalent de mille euros. Faisant rapidement le calcul, j’eus du mal à réprimer une envie immédiate de contribuer à son rêve et de prendre un peu de l’argent consacré à mon budget de tour du monde pour aider cet homme qui n’avait jamais entendu parler du Père Noël. On dit souvent qu’il ne sert à rien d’offrir à quelqu’un un poisson, mais qu’il vaut mieux lui apprendre à pêcher. Ce dicton populaire, plein de bon sens au demeurant, ne dit rien des cas où l’on se trouve déjà en face d’un pêcheur émérite !

Il m’expliqua qu’un tel bateau, un peu plus grand que celui dans lequel nous sillonnions ces eaux translucides, était garanti 20 années pour la coque et 3 ans pour la voilure. Je me fis la réflexion que Bénéteau, notre champion national en chantier naval de plaisance, ferait bien de venir prendre quelques leçons du côté de ces côtes perdues du Mozambique. Visiblement, ici, personne n’avait entendu parler de l’obsolescence programmée qui as fini par toucher aussi l’industrie navale dans nos pays riches. 

Alors que nous faisions voile vers la Ilha dos Porcos, l’île des Porcs, appelée ainsi parce que les habitants – une petite communauté de mille âmes dont cinq cents enfants – y élèvent une race de cochons noirs, je ne pus m’empêcher de creuser cette histoire de bateau et demandai à Alfonso combien il était parvenu à économiser pour se payer le boutre de sept mètres dont il rêvait. Il s’en suivit de longues secondes de silence. J’ignorai si ma question le gênait et jetait un voile de pudeur sur son regard accroché à l’horizon ou s’il était en train de faire le calcul dans sa tête afin de me répondre avec exactitude. C’est sans doute l’entrepreneur qui sommeillait toujours en moi qui avait posé cette question, mais je voulais évaluer si Alfonso était sur le point d’accéder à son rêve et de reprendre bientôt sa liberté, ou si cette histoire de bateau n’était que chimère, comme une bouée d’espoir flottant dans un lointain futur. 

Une minute dut s’écouler avant qu’il ne me réponde, par l’entremise de son ami Armindo, qu’il disposait de 3.000 Méticals, précisant qu’il avait eu davantage d’économies mais que cette interminable période de restriction due à la pandémie avait sérieusement entamé son petit pécule. Les temps étaient visiblement durs pour tout le monde, même pour ceux qui habitent dans un petit coin de Paradis.

Depuis cinq ans, Alfonso avait diversifié ses activités et transportait dès qu’il en avait l’occasion, des groupes de touristes à bord de ce voilier rafistolé dont l’écaillement laissait voir les différentes couches de peinture, faisant visiter les quelques îles des environs, naviguant dans ce décor de rêve entre les plages de Tofo et de Barra, désormais vidée de toute activité touristique. Il faut dire que la fermeture de toutes les plages du Mozambique et l’interdiction de se baigner, mesures sanitaires absurdes mais toujours en vigueur, ne contribuaient guère au retour des visiteurs étrangers, qui constituaient la principale source de revenus pour ce magnifique coin de l’Océan Indien.

J’avoue que je ne boudais guère mon plaisir de voyager par temps de Covid, même si cela compliquait parfois mes démarches, goûtant cette chance de me retrouver pour ainsi dire seul dans des endroits du monde souvent envahis par la foule ou dans des lieux incontournables dont la beauté se trouve renforcée par le silence, la solitude et la possibilité de recueillement, ces trois luxes qui sont souvent sacrifiés en période de tourisme de masse. Il faut avouer que voyager seul, être souvent l’unique occupant d’un guesthouse ou l’un des rares clients d’un lodge et ne croiser dans mes déplacements que des gens du cru est un privilège inouï que je savoure chaque jour. Mais une fois de plus, le malheur d’un grand nombre de personnes fait le bonheur de quelques-uns.

Ces quelques jours passés à Tofo, et cette journée en particulier à naviguer dans la baie d’Inhambane, à bord d’un voilier traditionnel, en se jouant des marées constitueront certainement l’un des souvenirs inoubliables de mon séjour au Mozambique. La visite de l’île des cochons, la balade au sein de la communauté, la visite de l’école, la discussion avec les professeurs, la séance de photo avec les enfants, la découverte de « l’hôpital » local, sorte de dispensaire de deux pièces vétustes disposant d’un équipement médical rudimentaire qui incite davantage à croire en Dieu, afin de lui confier son sort et sa santé, qu’à espérer un quelconque secours de la médecine des hommes, tous ces moments contribuèrent à la féerie de cette journée si singulière. 

Le tout fut ponctué par un déjeuner avec le chef de cette petite communauté insulaire, lui aussi doté de deux femmes, vivant chacune dans une maison qu’il leur avait construite, mais ayant réussi l’exploit d’épouser les deux sœurs. Quand sa première femme devint trop âgée, ou qu’elle en eut elle-même assez des assauts incessants de son insatiable étalon d’époux, il convainquit sa famille qu’il avait besoin d’une seconde femme et autant prendre une plus jeunette dans leur propre famille, ce que le beau-père vit finalement d’un bon œil, tant pour la paix des ménages que pour la dote qui allait avec. Visiblement deux femmes n’étaient pas de trop pour satisfaire les appétits sexuels et la vigueur de cet homme dont les blagues salaces alimentèrent tout le déjeuner. Il passa le plus clair de son temps à m’expliquer comment me nourrir pour être en pleine forme, appuyant ce conseil d’un clin d’œil entendu et à prodiguer le nom des plantes qu’il fallait ingurgiter pour avoir une parfaite fertilité. Il m’enjoignit d’ailleurs de reprendre plusieurs fois du Matapa, ce plat typique au goût herbeux-terreux, constitué de feuilles de cassava mélangées à du lait de coco et de la poudre de noix de cajou.

Comme la fin du repas approchait, je fis l’économie de lui demander combien d’enfants il avait, ne doutant pas qu’il était d’une générosité sans égal dès qu’il s’agissait de répandre ses spermatozoïdes aux quatre vents. Après l’avoir chaudement salué et remercié pour ses bons conseils, en lui promettant de les appliquer dès que possible, je rejoignis le Dhow qui m’attendait à quatre-cents mètres, là où la marée basse lui permettait de flottiller mollement sans s’échouer. Sur tout le chemin du retour vers le voilier, j’eus un sourire aux lèvres en repensant à ce sémillant Chef de tribu de soixante-quatre ans qui devait certainement être le géniteur, officiel ou officieux, de la moitié des cinq-cents enfants de l’île.

En repartant vers Barra, nous nous arrêtâmes sur l’île de Pansy pour voir et ramasser quelques coquillages plats à la beauté renversante, ressemblant à des masques africains sur lesquels un artiste de génie aurait dessiné une jolie fleur. La nature est d’une créativité qui confine au génie. Ce coquillage fabuleux restera un mystère que je renonce sciemment à déflorer. Je préfère qu’il conserve sa part de magie, pour y voir la main créatrice d’une divinité quelconque, plutôt que d’y projeter la lumière froide de la rationalité scientifique qui cherche à tout disséquer, à tout expliquer. Le jour où il ne restera plus de poésie et de mystère ici-bas, le monde sera devenu foncièrement invivable.

Après une séance de snorkeling d’une quarantaine de minutes dans ce qui ressemblait à un aquarium à ciel ouvert et sans paroi, je remontai dans le bateau et nous rentrâmes toutes voiles dehors (sachant que ce boutre n’en compte qu’une seule, mais j’aime l’expression), tandis que la marée remontait. 

Alors que je séchai au soleil et n’allai pas tarder à m’assoupir, quelle ne fut pas ma surprise t’entendre la voix du taciturne Alfonso qui semblait vouloir s’exprimer. Durant tout ce temps-là, il avait gambergé à ma question sur son plus grand rêve, et sa réponse n’était pas terminée. Du moins, elle continuait de fleurir dans son esprit et il sentit peu à peu la nécessité de la compléter. Par l’entremise d’Armindo qui nous servait de traducteur, Alfonso me fit savoir que ce n’était pas facile pour lui de répondre car c’était la première fois que quelqu’un lui posait ce genre de questions sur sa vie et qu’il était impressionné. En tout cas, il en avait sincèrement l’air. Je le remerciai de sa confiance et lui promis d’écrire une chronique de voyage sur lui sur mon blog de voyage, en lui montrant la couverture de LIBRE, mon premier ouvrage. En trente-neuf années d’existence, Alfonso Alberto Gove n’avait jamais eu l’occasion de tenir un tel objet entre ses mains et d’en tourner les pages.

Alors que nous étions encore à mi-chemin, pas encore en vue de la côte de Barra, il me confia qu’il avait un autre rêve, c’était que ses enfants aient une meilleure vie que lui, ayant déjà un fils adulte qui s’inscrivait dans la lignée familiale en étant pêcheur. Je sautai sur l’occasion pour lui demander ce que cela signifiait pour lui, sachant qu’il parlait principalement de métiers. La réponse ne m’étonna guère. Il souhaitait que ces enfants travaillent dans le secteur public, le graal étant pour lui de devenir policier. Le sergent, qu’il aurait aimé devenir quand il était enfant, était toujours tapi dans l’ombre. Il rêvait selon le schéma tristement classique que ses enfants deviennent ce qu’il n’avait pas réussi ou eu la chance de devenir. Passage de relais familial bien légitime dans cette course de l’humanité vers un avenir meilleur.

Je l’interrogeai ensuite sur le cas de ses filles, car la condition de la femme dans cette région du monde n’est pas des plus enviables, souvent mise enceinte dès l’âge de quinze ans, condamnées à abandonner très tôt l’école pour s’occuper de leur progéniture galopante, cantonnée aux tâches domestiques, à l’économie informelle, aux petits boulots précaires, obérant toute chance d’accéder à une quelconque indépendance financière ou affective.

Sa réponse me fit sourire même si je ne le laissai pas paraître afin de ne pas offusquer Alfonso.

Il souhaitait qu’elles ne se marient pas trop vite, qu’elles fassent des études, qu’il était bien incapable de leur payer, comptant sur d’hypothétiques bourses sans savoir où les demander, et qu’elles décrochent un emploi dans un organisme public ou pour le gouvernement. On y revient toujours…

Alors que l’entrepreneuriat, l’éducation, le micro-crédit et le digital, ainsi que toute forme d’accès à une activité indépendante constituent de puissants leviers d’avenir pour sortir de nombreux pays africains de l’ornière dans laquelle ils sont enferrés depuis des décennies, le rêve du fonctionnariat, le prestige apparent et le pouvoir réel que confère l’appartenance à une administration publique ont encore de beaux jours devant eux…

Alors que nous allions accoster, je posai l’ultime question à l’ami Alfonso, à savoir s’il était heureux. On ne lui avait jamais posé cette question et, à vrai dire, il ne se l’était jamais posée non plus. Il réfléchit un instant et répondit à Armindo qu’il était à peu prés heureux, la traduction donnant « almost happy ». Je lui demandai ce qu’il faudrait pour qu’il soit parfaitement heureux. La réponse ne tarda pas et fut emballée dans un franc sourire : un bateau ! 

Une précision que j’allais oublier à propos d’Alfonso et de ses onze enfants, c’est qu’il n’est âgé que de trente-neuf ans. Après tout, il a la vie devant lui… C’est l’âge où les rêves peuvent encore se réaliser. C’est tout le bien que je lui souhaite.

Publié par

Entrepreneur, écrivain et globe-trotter. L'homme le plus léger, le plus libre et le plus heureux du monde;-)

2 commentaires sur « Savoir lire les cartes postales »

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