
J’habite où mes pas me mènent
Je viens d’un pays effacé par le ressac du passé
Comme une trace de souvenir sur le sable submergé
Parfois la clarté de mes rêves enluminés me précède
Souvent mon ombre empesée de nostalgie me devance
Je ne suis au zénith de moi-même que dans le présent de l’instant
Les rayons qui me portent effacent mes sombres regrets
La vie ne vaut d’être vécue que dans un subtil point d’équilibre
Vibrant entre l’action impétueuse et l’humble contemplation éveillée
En grand écart entre le tango des idées et la performance du muscle
Tout homme bivouaque sous une voûte constellée d’infini
Avec le fol espoir de se réaliser
De trouver un sens au grand chambardement de l’Univers
Arpentant le champ des possibles
J’avance vers l’homme flamboyant que je crois pouvoir devenir
Je fuis celui que j’ai trahi par lâcheté ou compromission
J’adresse mes projets en tutoyant les Dieux
Plutôt que de rire de mon pitoyable impact
Je ne suis au final qu’un flocon présomptueux
Dans l’interminable tempête de neigeDe ce monde frappé de canicule.