« Cinq roses déclinantes, alanguies, dans un vase de terre cuite.
Cinq moines centenaires, bégayant leurs prières, s’enrhumant à matines. »
Que dire de plus ou de mieux ? Les mots nous survivent. Ils parlent de nous, de ce que nous fûmes, de l’ombre qui nous suivait ce jour-là, de la lumière du jour où l’on fut regardé, de l’humeur qui était la nôtre, de l’impact du sourire, de la beauté des regards portés ou échangés. Les mots parlent aussi, sans en avoir l’air, mais pour celui ou celle qui sait lire et regarder, du plus grand que nous, de ce qui nous transcende, de nos rêves inassouvis et de nos espoirs déchus, d’un geste insoupçonnable qui prouve que l’on est amoureux ou au contraire, que l’on se rend disponible à chaque seconde pour que la Providence vienne nous enlever à nous-même. Il y a tout cela dans les mots, et surtout les mots de Bobin.
Sa manière à lui de nous embobiner…

J’adore Bobin mais il mérite mieux que Buffet 😂😘
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