Contrairement à ce que beaucoup pensent, je travaille, et je ne me tourne pas les pouces devant un monde qui ne tourne plus rond, en faisant un tour du monde où je suis censé avoir enfin atteint l’âge de raison, après sept belles et longues années de circonvolutions planétaires !
Je travaille vous dis-je!
Certes, le job est récent et vient à peine de démarrer. Comme tout le monde me croit riche, et que personne ne veut plus embaucher un marginal de 60 ans, un Misfit qui en a trop vu, un vagabond dans l’âme et dans l’homme, et bien il fallait bien que je revienne à l’entrepreneuriat. J’ai donc créé mon propre job, installant un “comptoir” en plein désert du Gobi, où passe de temps à autre quelques 4×4 chargés de touristes, calfeutrés dans un programme concocté aux petits oignons par l’agence tout risque, et qui, une fois rentrés au bercail pourront déclamer dans leur soirée entre amis: “j’ai fait la Mongolie!” ou pour pousser un peu plus vers l’Ouest: “oh my God!!!!…”
Je me demande encore où elles ont rangé l’objet oublié qui leur valut tant de belles vibrations existentielles.
Bref, revenons à cette planète où il y a désormais 1,4 milliards de chinois, et moi et moi… émoi!
Alors avant que les chinois, ces chers voisins, ne débarquent en masse dans ce pays fabuleux qu’ils considèrent comme le tiers monde, j’ai décidé d’installer un comptoir! Comme à la belle époque de la route du thé ou de celle de la soie. Bonne idée diront certains. Quelle connerie ! diront les amis qui m’aiment encore. Quel génie! s’écrira Donald Trump, en se demandant à quel niveau mettre les droits de douane sur le kiff absolu que savent produire, parfois sans le savoir, ces chers mongols!
Alors, dans ce monde où il faut visiblement s’imposer avec des valeurs alpha – soignons le mâle par le mal – je décrète que tout le monde devra s’arrêter devant mon bureau, qui barre la piste principale vers le nord, pour tous ceux qui viennent du désert de Gobi (le sujet d’une très prochaine chronique), afin que je perçoive mon dû, un droit de “pas sage !” que j’ai toujours revendiqué. Et aboule la monnaie… Pour continuer de financer ce voyage et cette vie qui me tire les larmes aux yeux… de bonheur, mais qui a une sacré tendance à me vider les poches…
C’est décrété, je serai donc douanier de cette frontière invisible qui sépare ceux qui picorent la vie et ceux qui s’en pourlèchent les babines. Un tamponneur de visa pour ceux qui décideront d’aller à la rencontre des autres, sans attente ni préjugé, afin de faire leur possible dans l’accouchement d’un monde nouveau. Un agent de l’immigration pour ceux qui décideront d’entrer profondément dans leur for intérieur et d’aller explorer, sans jamais rester à la surface ou dans l’image de leur glorieux statut, la vérité de leur propre existence, avec le désir de trouver un sens à tout cela.
Bon! J’avoue qu’après une journée sous un soleil de plomb, dans un espace aux dimensions délirantes, je n’ai pas fait recette, ni usé l’encre de mon tampon. Demain sera forcément un autre jour…
En attendant, je vous laisse quelques photos, amis lecteurs, pour vous dire que j’ai su me réconforter de cette journée de déveine, en prenant la vie par le bon bout, le seul qui soit acceptable, au bord d’une rivière accueillante, loin de tous ces clients ingrats qui ne pensent qu’à chaparder sans payer ni s impliquer, prendre des selfies, empoussiérer le monde et revenir chez eux en déclamant: “tu verrais le désert de Gobi!?!.. wow..”
Alors, bientôt, pour leur faire concurrence, je vous le montrerai et vous en parlerai… et vous n’aurez besoin d’aucun acquittement au nouveau péage du désert, ni de vous arrêter de vivre….
À bientôt et bienvenus à mes côtés en images…























Prendre le temps qui n’a pas de frontières ..! Et délaisser le tam-pon qui les marque !
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Nous marcherons un jour prochain sur tes traces…bise d’Équateur
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Fortement recommandé;-)
Et après l’Equateur, c’est quoi le programme?
Je rentre en Colombie fin de l’automne, sans doute…
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