« Plus je vieillis, plus je comprends la sagesse tranquille de l’isolement, non pas comme une échappatoire, mais comme un sanctuaire pour l’âme.
Bigfoot ne se cache pas parce qu’il a peur. Il reste à l’écart parce qu’il voit. Il regarde. Il discerne. Il ne fuit pas le monde, il choisit de ne pas se laisser consumer par lui.
Il y a une sorte de paix sacrée qui vient lorsque vous cessez d’essayer d’expliquer votre cœur à ceux qui ne peuvent pas sentir son rythme. Lorsque vous n’échangez plus votre temps et votre énergie contre des conversations vides, de faux sourires et des esprits superficiels. Plus vous vous enfoncez à l’intérieur, plus la folie devient claire à l’extérieur.
Comme Bigfoot, certains d’entre nous ont appris que la solitude n’est pas la solitude, mais la clarté. C’est l’espace où le bruit disparaît, où le brouillard se dissipe et où la vérité émerge. C’est là que les vrais s’assoient près du feu de leur propre esprit et se souviennent de qui ils sont.
Nous ne sommes pas censés être compris par tout le monde. Tout le monde n’a pas les yeux pour voir au-delà de l’illusion, ni le cœur pour ressentir la profondeur du silence. Certains d’entre nous ne sont pas faits pour se fondre dans la masse – ils sont nés pour être juste à l’extérieur de la folie, enracinés, observant, tenant la ligne.
Alors, si vous vous sentez à la dérive, si vous avez besoin de plus de silence, de moins de foule, de plus d’âme, de moins de bruit ? Vous n’êtes pas brisé. Vous vous réveillez. Vous vous souvenez.
Vous devenez ce dont ce monde a désespérément besoin, mais qu’il comprend rarement.
Restez fort. Restez enraciné. Restez sauvage. »
James William Kaler

















