Une journée comme une autre, où il faut supporter la routine, gérer les imprévus du parcours, se coltiner des gens sans pareil, éviter les ornières, avancer coûte-que-coûte, négocier les virages, faute de visages avec lesquels échanger, dompter la solitude, la chérir, la choyer cette compagne des routes solitaires, faire contre mauvaise fortune bon cœur, ne pas craindre l’adversité qui nous guette au tournant, supporter les couleurs de cette nouvelle existence et oublier la vieille grisaille délaissée.
Accepter le voyage, cette école buissonnière où l’on n’apprend que sur nous-même, fraterniser avec le premier venu, trinquer jusqu’au bout de la nuit, n’accepter les réunions que dans une salle à ciel ouvert, oublier les tableaux noirs et le rétroprojecteur, pour faire défiler ses slides sur les feuilles géantes de la forêt tropicale, n’écouter que les oiseaux qui volent vers l’essentiel, et se détourner des sans-ciel qui nous prennent pour de drôles d’oiseaux.
Vivre pleinement, séance tenante et faire de chaque jour une vie condensée de rires et de langues étrangères. Ne pas oublier de s’étonner et d’être curieux de tout.
Voilà le programme du jour…
Se coucher avec le sentiment du devoir accompli.
Laisser la nuit échafauder pour nous les rêves du lendemain. Et passer nos insomnies en compagnie de la pleine lune, cette magnifique pyromane qui met le feu aux nuages. Se taire lorsqu’ils passent, ces princes Cumulus à l’âme gitane qui filent dans le noir, silencieusement, telle une caravane manouche avec ses trésors chapardés au jour disparu.
Demain sera finalement un autre jour.
S’endormir finalement, exténué de ce métier de vivre, sur le doux conseil d’Anton Tchekhov.
« Que Dieu vous garde de sacrifier le présent à l’avenir. »













Il y a forcément un secret pour obtenir des couleurs pareilles !!
Quel ambassadeur vous faites !!
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Merci !
La prochaine salve risque d’être aussi, si ce n’est plus colorée. C’est la Colombie qui veut cela. Un pays haut en couleurs;-)
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