L’art de la déchirure.

Wanderer

Quand la déchirure devient un art…

Cette œuvre de mon amie Kasia Wandycz @kasia_wandycz , grande photographe et plasticienne, me touche fatalement.

http://www.wandycz.fr/papier#0

Son titre: Wanderer.

Le voyage au long cours est à la fois la plus merveilleuse raison de vagabonder dans sa propre existence, mais constitue aussi une source permanente de déchirure. Le voyageur doit s’arracher aux êtres qu’il rencontre, aux lieux qui le bouleversent de beauté, aux événements qui enjolivent sa vie itinérante.
La vie est un apprentissage constant et salutaire de la déchirure. Ne dit-on pas d’une forte émotion que “ça déchire !” ? Ne ressort-on pas d’une ivresse excessive en concluant “je suis déchiré!” ?

L’impermanence des choses, le flux continu du présent qui n’est qu’un amas d’instants évanescents et un empilement de vieilles déchirures, tout cela me bouleverse et me réjouit. La vie est un palimpseste d’instants vécus et d’événements sitôt disparus.

Comme disait si joliment Gabriel Garcia Marquez, dans cette Colombie que j’explore pour sa déchirante beauté:

“La vie ce n’est pas ce qu’on a vécu. C’est ce dont on se souvient et surtout comment on s’en souvient!”

Foncez voir le travail de @kasia_wandycz et continuez de collectionner tous les petits bouts de papier déchirés qui sont tous ces jours vécus, arrachés d’un passé englouti, mais sauvés, au fond de la mémoire par les jolies couleurs d’une vie pleinement vécue.

Et si finalement la déchirure était un art de vivre…?

Une autre déchirure qui m’a arrêté dans une rue de Santa Marta – Colombia
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Entrepreneur, écrivain et globe-trotter. L'homme le plus léger, le plus libre et le plus heureux du monde;-)

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