En lisant le Monde ce matin (attendant de repartir pour le parcourir à grandes enjambées), je suis tombé sur un article intitulé : « Nos enfants-consommateurs vont-ils ruiner nos efforts pour ralentir le dérèglement climatique ? »
Le sujet : De nombreux parents essayent de mieux ou moins consommer. Mais ces tentatives se heurtent à la boulimie consumériste de leurs bambins qui veulent faire comme les autres, et mettent la pression pour arriver à leurs fins.
Et j’ai découvert ce qu’un père, prénommé Romain (comme quoi, ils ne sont pas tous fous;-) développe avec ses enfants. Lui, prête grande attention à sa consommation et s’implique dans une association de lutte pour le climat, mais il doit éduquer ses bambins de 5 et 8 ans, déjà tentés par les stimuli de la consommation machinale et exposés en permanence aux marques.
Romain applique la méthode BISOU, qui consiste avant tout achat de se poser 5 questions :
En ai-je vraiment Besoin ?
En ai-je besoin Immédiatement ?
Est-ce que je possède déjà quelque chose de Semblable ?
Quelle est l’Origine du produit ?
Est-ce que cela me sera vraiment Utile ?
« Car le terrain de l’enfance peut aussi se révéler fertile pour aborder ce qui se cache derrière nos consommations – des ressources naturelles, de l’énergie, du travail et des pollutions – et donc ce qui fait son prix. »
Je trouve cela formidable.
Et par les temps qui courent, où nous semblons marcher sur la tête, je me disais de bon matin que la planète nous remercierait si nous adoptions tous la méthode BISOU (en ce qui me concerne, c’est fait depuis 5 ans et de manière plutôt radicale;-)…
Mais aussi, si nous osions, en parallèle de nos élans matérialistes, adopter chaque jour la méthode EMBRASSONS-NOUS plus souvent, plus sincèrement.
Le monde s’en porterait sans doute mieux et la haine refluerait…
Toute la solution réside dans ces quelques mètres de préjugés et de peur, qui sépare l’Autre de Soi.
Bref ! Avec davantage de BISOU et d’embrassades fraternelles, on aurait moins l’impression de se faire BAISER chaque jour, par les marchands du temple qui essaient de nous refiler leurs produits inutiles, et les bonimenteurs débitant leur slogans si creux. Non, vous ne croyez pas ?
