Ma France

Aux abords du printemps, à l’heure du grand voyage
J’irai de Zuydcoote, au pas d’une calèche
Vers tes rives bleuies de Méditerranée
 
J’avancerai chaque jour, au son du canasson
Fixant comme horizon les abrupts rivages
Des Falaises de Cassis et son Cap Canaille
 
Ma France
 
Avec le cœur enjoué et le sourire aux lèvres
J’éviterai les villes, et leurs bruyants faubourgs
Préférant les campagnes et leurs allures tranquilles
 
J’irai faire des bêtises aux abords de Cambrai
Et le galopin sur la Montagne de Reims
Bivouaquant aux verts près des parcs naturels
 
Ma France
 
Lors des soirs de pleine lune, je dormirai paisible
Enivré de Bourgogne et de ciels étoilés
Sous le haut patronage des massifs jurassiens
 
 
À l’aube, dans la rosée scintillante du matin
Mon cheval harnaché, je me mettrai en route
Avec l’âme d’un manouche qui se rit des frontières.
 
Ma France
 
De mes sabots trottant, j’arpenterai joyeux
Tes routes nationales et tes chemins sinueux
Les courbes de tes vallons, comme de doux mamelons
 
La boussole du hasard, me mènera docile
Vers la terre magnifique du massif du Vercors,
Maquis de résistants aux portes de ta Provence.
 
Ma France
 
En trottinant, le nez au vent, je vois tes ciels
Cavalerie de blancs nuages, peints par Mistral
Lancée à l’assaut des hordes italiennes
 
J’arrête ma carriole sous les pins des Calanques
Pour une courte sieste au doux bruit de la mer
À l’ombre du bonheur et du son des cigales
 
Ma France
 
Alors que je m’apprête à repartir bientôt
Vers de lointains ailleurs, à l’autre bout du monde
J’emporte avec moi, mon fier et beau pays,
Le goût de ta cuisine et ton sang dans mes veines.
 
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Entrepreneur, écrivain et globe-trotter. L'homme le plus léger, le plus libre et le plus heureux du monde;-)

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