Quelques lignes de vie
Avec son plume en main, l’écrivain voyage et caresse la feuille
Les mauvaises langues disent de lui qu’il a la main baladeuse
Mais de son âme vagabonde, qui lui sert de boussole, il puise dans les étoiles et l’immensité du ciel, son inspiration pour de nouveaux horizons
Qu’il soit poète-nomade ou écrivain-voyageur, il a des fourmis dans les doigts
Alors, pour délier la langue, il part à l’aventure d’un récit ou dans l’expédition solitaire du poème.
Dans cette tempête sous un crâne,
il arpente la banquise de la page
Et fourmille d’idées qui voltigent tels des flocons d’images,
Courbé sur son texte, ployant sous la force des bourrasques du verbe,
Il bivouaque dans le halo d’une lampe et casse la croûte terrestre avec la première muse venue.
Puis, par tous les temps, il reprend le fil de ses pensées et raconte l’histoire.
Il a de la fuite dans les idées !
Dans l’espoir d’atteindre la berge d’un nouveau chapitre, il sautille parfois de mot en mot.
C’est ainsi que le périple de l’écriture s’accomplit,
Avec comme seules frontières, l’infini de l’âme et l’immensité du monde.
Dans les milliers de traces noires laissées par ses doigts bondissants,
Certains voient des phrases, des vers et des tirades.
Mais lui seul sait, que les rangées de mots manuscrits, qui composent son texte, sont en réalité,
En une alchimie mystérieuse de sa paume vers ses doigts
Ses propres lignes de vie tracées, durant tant de nuits passées à se faire un sang d’encre.
Toute œuvre est finalement l’électrocardiogramme de son auteur, dissimulée derrière un style.
