La moisson de la haine

Mon blog n’a nulle autre ambition que de vous associer à mes pérégrinations de nomade moderne et de vous inspirer pour libérer les quelques lecteurs qui me font l’amitié de butiner mes mots dans l’espoir d’en tirer un éventuel nectar et quelques fragments de la beauté et du génie de notre planète, depuis d’autres horizons. 

Mais il porte aussi en lui la responsabilité de témoigner du monde tel que je le traverse et l’observe, dans sa part merveilleuse et stimulante, sans omettre également la désespérance que le voyageur éprouve à le voir sombrer et à constater les dégâts rapides et épouvantables qu’engendre cette drôle d’espèce vivante qu’on appelle l’humain.  

Coincé quelques semaines à Paris pour me réparer d’un récent accident de moto et en profiter pour régler quelques bricoles, je regarde ce monde que j’arpente sans cesse, se déliter depuis mon canapé et sous mes yeux. 

Je ne peux me taire et ne pas rebondir sur un article édifiant publié récemment dans l’excellente revue Franc-Tireur, un titre qui me va bien au cœur ! 

Voici quelques pensées et réactions que ces faits intolérables m’inspirent. Plus bas, vous trouverez le texte et copie de l’article. 

L’article : 

“USA – Les campus de la haine

La recrudescence des actes antisémites dans les universités américaines, à l’unisson du pays tout entier, est en passe de devenir un problème d’État.

Et si la gauche américaine s’apercevait enfin que sa complaisance pour l’idéologie woke conduit à accepter les pires délires antisémites ? 

Depuis les attentats terroristes du Hamas, de nombreux étudiants juifs sont pris pour cible sur les campus. Et systématiquement par des militants woke qui semblent juger que toutes les discriminations doivent être combattues, excepté celles qui visent les Juifs. 

Les faits font froid dans le dos.

À New York, plusieurs jeunes Juifs ont dû se barricader dans la bibliothèque de leur fac pour se protéger d’une foule de manifestants anti-Israël. 

Toujours à New York, sur un autre campus, des élèves ont défilé avec des pancartes appelant à rendre « le monde plus propre », en jetant l’étoile de David dans une poubelle. 

Même scène à Washington. Des étudiants ont projeté sur la façade de leur fac des slogans glorifiant les «martyrs » du Hamas, et ont appelé à une « Palestine du Jourdain à la mer», autrement dit, la destruction d’Israël.

Sur la côte Ouest, en Californie, une note a été adressée aux enseignants de l’université : on leur demande de ne pas utiliser le mot «terroriste» pour désigner le Hamas.

À l’université de Columbia, le dirigeant de l’association Queer – qui ignore vraisemblablement les tortures et les décapitations réservées aux personnes LGBT à Gaza – a décidé d’interdire la projection d’un film à «tous les sionistes ». 

Les étudiants de Tulane, à La Nouvelle-Orléans, ont, quant à eux, brûlé le drapeau israélien tout en mimant une attaque du Hamas à bord d’un pick-up « à la manière» des terroristes du 7 octobre.

Joe Biden, inquiet de la multiplication des actes antisémites, est sous pression de nombreux donateurs qui refusent de financer des établissements dans lesquels se déchaîne la haine des Juifs. Le président a dénoncé l’antisémitisme «partout où il se trouve ». Il va devoir passer la consigne à ses troupes.

Notamment à la démocrate du Michigan, Rashida Tlaib, l’une des quatre élues très à gauche qui forment « The Squad».

D’origine palestinienne, Tlaib est connue pour ses positions anti-israéliennes et son soutien au mouvement de boycott antisioniste BDS. À la télévision, elle a refusé de condamner les attaques du Hamas, y compris le viol de femmes et la prise en otage d’enfants. 

Cinq ans après l’attentat contre la synagogue de Pittsburgh (onze morts), la communauté juive américaine – la plus grande au monde après Israël – redoute le pire.

Majoritairement acquise au président, elle attend toutefois qu’il soit intraitable avec ces manifestations de haine qui menace la sécurité de «ses» enfants. “ 

(Jérémy Sebbane- Franc-Tireur)

Mes commentaires : 

Le monde progresse par petites touches, par quelques avancées timidement éclairantes qui donnent aux plus optimistes d’entre nous de frêles lumières d’espoir. Mais le monde, le plus souvent et plus que jamais régresse par d’immenses et terrifiants bonds en arrière qui nous ramènent aux heureuses les plus sombres de notre histoire humaine. 

Ils doivent sacrément se retourner dans leur tombe ceux qui s’exprimèrent un jour par cette formule de repentance et d’espérance : “Plus jamais ça !”

Visiblement, l’Histoire repasse les plat de l’abjecte et croyez-moi, il y a du rabe dans les assiettes. 

En ces temps où l’on moissonne la haine à tour de bras et sous toutes les latitudes, le réapprentissage de l’Autre, le respect des différences, la curiosité pour tout ce qui n’est pas notre petit système de croyances et de pensées me semblent plus que jamais vital et constituera l’ossature de mon prochain livre, en cours d’achèvement…

Camus, toujours lui, grand spécialiste de l’absurde, n’avait pas tort en écrivant : “Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.”…

Il s’est juste trompé d’une génération, car c’est sur la nôtre que pèse cette lourde et indispensable responsabilité.

Albert revient ! Ils sont devenus fous. Tout est à recommencer…

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Entrepreneur, écrivain et globe-trotter. L'homme le plus léger, le plus libre et le plus heureux du monde;-)

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