L’oiseau nettoie ses plumes avant la prochaine longue migration. L’envol est toujours une question de quelques ustensiles indispensables qui doivent composer avec une fervente volonté d’ailleurs…
Après cinq années de vie autour du monde, ayant opté pour une existence résolument minimaliste, aventureuse et nomade, me voilà détaché de toutes les préoccupations qui empêchent si souvent les hommes à se consacrer pleinement au beau métier de vivre et à la plus belle, mais aussi la plus exigeante des aventures : apprendre à se connaître, découvrir celui ou celle que nous sommes véritablement, l’inconnu avec lequel nous avons un jour rendez-vous pour faire le bilan de toutes ces années menées tambours battants.
Alors, comptez sur moi pour continuer d’affûter ma plume, au fil des kilomètres et des rencontres, afin de collecter et partager quelques miettes lumineuses et inspirantes de notre monde qui s’égare si souvent. Je continuerai à me dépenser pour inspirer et stimuler, ceux qui d’entre nous veulent œuvrer à la mise en place d’un avenir plus humain, plus juste, solidaire et magnifiquement respectueux de la Nature.
M’efforçant d’être le plus lucide possible, en frottant mon âme à la réalité du vaste monde, en pesant avec la balance de mon cœur le Pour et le Contre, tentant de séparer le bon grain de l’ivraie en chaque personne que je rencontre, pour retisser des liens d’humanité et raviver la flamme de l’espoir, il m’arrive cependant d’osciller, comme chacun d’entre nous, entre des bouffées de gris désespoir et le plus flamboyant enthousiasme. C’est cela être bien vivant. C’est être souvent éraflé par la petitesse et le prosaïsme des hommes, mais réconforté par l’invraisemblable génie et beauté de la Nature.
Dans ce maelström d’événements incertains qui agite le monde et pour préserver la paix intérieure que je crois avoir atteinte, je n’ai que quelques armes dérisoires à ma disposition : un certain sens du détachement qui me préserve de l’actualité et des fausses urgences du monde, une manière de voir les choses avec une certaine poésie, ma passion complice avec l’écriture et un féroce sens de l’humour, dont Romain Gary disait joliment qu’il est « l’arme blanche des hommes désarmés. »
Alors, me voilà à nouveau sur le départ. Je vais veiller à entretenir mon insouciance, comme le sage cultive son jardin et baguenaude dans sa bibliothèque. J’ouvre un nouveau chapitre de ma vie de bohème et vais poursuivre sans relâche mon voyage dans les rayonnages du monde pour tenter de vous en ramener les plus belles pages.
Heureux de retrouver la route, après trois mois de bonheur et de retrouvailles en France, je repars prendre le pouls de notre si petite planète et reprendre le décompte de mes jours qui s’égrènent au rythme du goutte-à-goutte de mes chroniques car c’est l’unique manière que j’ai trouvée, lorsque les mots filent, de me faire un sang d’encre 😉
Hasta la vista !






Bravo Fred ! et tu pars dans quelle direction pour quelle destination ?
Bon vent
Amitiés
Jean-Pierre Eskenazi
Tel : +33 (0)6 6362 9990
jpe@netwidoo.com
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Récupération de la moto en Uruguay et remontée jusqu’au nord de la Colombie par l’est de la cordillère des Andes et une partie d’Amazonie…
ça promet 😉
Amicalement
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