Me voilà à Buenos Aires, arrivé hier à la tombée de la nuit. La veille, dans la charmante petite bourgade de Colonia del Sacramento, située sur les rives uruguayennes du Rio de la Plata, le fleuve le plus large du monde, j’ai eu le plaisir de rencontrer un couple de jeunes routards. Severin de nationalité française et son amoureuse Flóra, hongroise. Tous deux vivent à Berlin mais sont actuellement en Amérique du Sud pour un long et trépidant voyage de 9 mois, à bord d’un side-car de fabrication russe, une Ural. On n’en croise pas tous les jours des comme ça, croyez-moi !
Débarqué à Buenos Aires 24 heures plus tôt que moi, nous allons nous retrouver pour un apéro prometteur, ce soir dans le quartier historique de San Telmo, dans un bar mythique qui porte le nom de Poésia. Comment refuser ? Inutile de dire qu’il faudra trancher entre déclamer ou descendre les vers !
Ce matin, alors que je m’apprêtais à écrire un post sur les questions principales que me posent les gens depuis les 5 années que je voyage, je tombe sur un drôle de profil Facebook. Il s’agit d’un baroudeur Suisse, Robby 3 wheels, voyageant sans date de fin avec un sidecar… Ural (le même que nos jeunes amis et que celui que j’avais loué lors de mes dernières noces, car il était le seul véhicule capable de contenir toute me petite famille : mon fils sur la selle arrière et ma maman dans le panier du side-car)
Je vous invite à lire le court post de Robby, l’ami globe-trotter qui cumule plus de 51 pays au compteur et qui donne en substance la même réponse que moi, en somme, que la vie est bien moins dangereuse qu’à la télévision et que pour vivre de grandes et belles choses (votre vie;-), il faut sortir de nos appartements, (pour ceux qui en ont encore ;-), débrancher Netflix et la ribambelle de réseaux sociaux qui nous emprisonnent et dévorent nos précieuses années, s’avancer sur ce chemin qui nous invite à vivre pleinement, à aller à la rencontre de soi-même, de l’autre, à habiter un sourire, à n’avoir comme passeport qu’une simple poignée demain, comme seule récompense au terme d’une journée vécue, que la chaleur d’une franche conversation et des étincelles dans les yeux…
Jamais aucune plateforme ni promesse d’aventure digitale ne vaudront la vraie vie, l’époustouflante beauté des grands paysages, les frissons procurés par l’aventure et la découverte de l’inconnu qui nous accueille, sans parler de l’éblouissement que procure le génie qui se cache dans chaque être vivant que l’on prend le temps d’observer et d’étudier.
Bravo Robby pour ton parcours et ton exemple.
Et amical salut à Severin et Flóra pour la fin de leur périple qui devrait les conduire tranquillement vers l’extrême sud du continent puis remonter jusqu’à Santiago du Chili afin de repartir (pour un temps 😉 vers leur vie sédentaire et occidentale. Bonne route les amis.
Bon c’est décidé, je vais faire plus de vidéos (sans délaisser l’écriture, pour laquelle mon cœur bat!) et ouvrir une chaîne Youtube…
Hasta la vista!
Je copie ici le post de l’ami Robby pour ceux qui n’ont pas Facebook mais vous invite à voir son profil ou sa chaîne Youtube, si vous êtes quête d’aventure et d’évasion;-)
Les liens à la fin de ce post.
« 🌍 PENSÉES D’UN SIDECARISTE URAL QUI A TRAVERSÉ À CE JOUR 51 PAYS EN EUROPE, ASIE MINEUR, AMÉRIQUE DU NORD, CENTRALE ET DU SUD
Pour la majorité des personnes que je connais ou que j’ai rencontrées le long de mon chemin, j’ai l’habitude d’entendre : « Tu n’as pas peur de traverser ces pays ? C’est très dangereux ».
D’emblée, je réponds par la négative. Puis, j’explique que je n’ai eu aucun problème en presque 2 ans et 80’000 km de voyage au niveau sécurité personnel et matériel. Aucun !
Je vous le répète : la population mondiale est composée de bonnes personnes.
Bien sûr, je suis conscient qu’il y a des problèmes mais en suivant mes 3 règles, j’elimine 95% des infortunes que je pourrai rencontrer :
– ne pas rouler la nuit,
– ne pas rester dans les grandes villes,
– ne pas fréquenter seul les bars.
J’aime les grands espaces et plus particulièrement la montagne et ses reliefs.
J’apprécie la rencontre avec les villageois, les paysans et le monde rural. Les vrais gens comme j’aime le dire.
La peur vient de la non-connaissance et subsidiairement du manque de confiance en soi.
Par exemple, si je confie une arme de point à un néophyte, naturellement il aura peur de le prendre en main et de l’utiliser par méconnaissance. Par la connaissance des règles de sécurité et la pratique, cet objet deviendra familier.
On a naturellement peur de ce que l’on ne connaît pas mais pas seulement…
La peur et la défiance des « barbares » selon Hérodote c’est exactement la même chose. A notre époque, ce phénomène est amplifié par les médias.
Ceux qui ne sortent pas de leur pays imaginent le monde tel qu’il est décrit par la télévision ou leur smartphone. Images de guerre et de désolation sont martelés H-24 sur les écrans et cela fausse la réalité.
La réalité est tout autre.
Les soucis existent mais il ne faut pas résumer un pays, une population à ce que l’on peut voir ou ce que l’on veut nous faire croire.
Je constate que 1% de la population détruit l’image des 99 autres.
Il est flagrant de constater que les peuples les plus opprimés sont justement ceux qui m’ont le plus donné.
Moldavie, Arménie, Vénézuela sont les lieux où le contraste a été d’une flagrance déconcertante. On m’a donné plus qu’il était possible d’imaginer en comparaison aux pays dits riches.
Voyager les amis ! Ce n’est que du bonheur pour vous et surtout pour ceux que vous allez rencontrer.
N’oubliez pas de sourire, c’est le passeport pour les rencontres ! »
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Une telle aventure, comme celle que je vis depuis 5 années désormais, appelle au respect, au partage, et n’est jamais avare d’un petit coup de main pour promouvoir de telles initiatives ! Bonne route compañero 😉












