Merci pour ces quatre mois passé en France à vos côtés, à butiner vos vies et récolter vos rires et vos paroles.
Merci à vous, tous ceux que j’ai croisés, qui m’ont invité à l’heure table, m’ont accueilli dans leur demeure comme un frère, ont ouvert leur porte comme leur cœur au migrant que je suis désormais.
Merci pour tous ces moments-parenthèses de sincérité et de sérénité…
Merci, ce simple mot, si galvaudé, si vite dit et si mal pensé dans le torrent infernal de nos vies égocentrées…
Ce petit mot gratuit qui, s’il était prononcé avec conscience, trahirait une minuscule mais salutaire inclinaison du monde vers davantage de bonté et de profondeur…
Sans doute faudrait-il plus de gens comme vous, mes amis, sur la surface de cette minuscule et fragile planète !
Alors oui: un tonitruant MERCI pour votre générosité, votre habilité assez unique de vivre pleinement et à toujours m’inspirer, en me donnant la force et l’enthousiasme de repartir.
Après avoir voyagé en amitié durant ces quatre longs mois qui sont passés en un éclair, je repars retrouver les chemins poussiéreux et d’autres langages. J’ai des projets pleins les poches, l’envie de kilomètres interminables et des tonnes de mots encore à écrire.
Merci de me suivre pour cette nouvelle page blanche de ma vie vagabonde, sans doute plus aventureuse que les précédents chapitres. Je vous emmène dans mes bagages, sur la selle arrière de ma motocyclette et dans tous les coups de cœur à venir.
Je ne connais pas de plus beau métier que de me mettre à la merci des scenarii que la vie me réserve et de passer mon temps à dépierrer les murs de nos existences pour en faire des ponts !
Hasta la vista amigos.






